Jean-Marc Morandini a réussi à faire bondir les lecteurs de Direct Matin dans son édition du jour, page 19. Le titre de son billet : « Stéphane Guillon, jusqu’où ? ».
Sa chronique faisait écho à l’attaque de Guillon de lundi dans son Humeur intitulée « Sarkozy, actionnaire de France Inter »
Morandini pose une très vilaine question : « jusqu’où peut-on aller dans la critique de ses propres patrons ? » en l’associant à la peur quotidienne des salariés français de dire du mal du chef.
Dieu que la question est pernicieuse. Pour au moins trois raisons :
- de quel droit devrait-on demander à un humoriste de se plier à la contrainte ?
- les journalistes de France Inter seraient-ils donc tenus de rendre des compte in fine à Nicolas S. ?
- Ecoute-t-on une marque qui fait sa publicité quand on écoute les informations à la radio ou écoute-t-on des journalistes, des polémistes, bref des agitateurs d’opinion ?
Morandini vend donc une nouvelle fois de la soupe dans Direct Matin; à média, média et demi.

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C’est vrai qu’interviewer Jessica « je suis belle (faux) et arrogante (vrai) » Confessions Intimes, c’est moins risqué vis-à-vis des patrons.
C’est plutôt en voyant Ariel Wizman, que j’estimais, chez Morandini, que je me pose cette question « jusqu’où? »
ca devient symptomatique cette demande de désengagement. L’autre jour un type proche du député UMP Havard m’a dit que je n’avais pas à prendre partie contre le racisme parce que je suis élu…avant c’était l’affaire Marie N’Diaye/Raoult…zut l’engagement c’est pas sale.
bah ouais, on dirait qu’il faut rendre des comptes sur tout. Bientôt une loi sur les quotas qu’un humoriste doit suivre…
Pas lu l’édito (tu as le lien quelque part?), mais c’est sûr que c’est une question qu’il devrait se poser tous les jours : comment « parler » des médias sans parler de Bolloré ? On connaît la réponse, hélas
Quand on lit les critiques cinématographiques grandiloquentes de Direct Matin/Soir sur les navets diffusés par Direct 8 , il serait intéressant que Morandini se pose la question inverse :
« jusqu’où peut on aller dans l’encensement de son entreprise et le manque de déontologie journalistique ? »
lol, c’est quoi ce fond de teint morandini