Le film Rififi nouvelle génération. Madonna, si tu nous écoutes…

Une nouvelle version de « Rififi », un des films qui appartient aux classiques des policiers français à la Fleuve Noir, est resté bloqué dans les rouages du financement d’Hollywood pendant les 5 dernières années. Aux Etats-Unis, on appelle ça le « development hell ».


source: http://msfera.files.wordpress.com

Si on fait une recherche sur IMDB, le site de propagande hollywoodien, on note qu’Al Pacino et Stone Village Pictures ont pour projet de faire un nouveau « Rififi ». Ce qui est fort avec IMBD, c’est qu’on dirait que le film va être joué à la Cinémathèque dans quelques mois. L’écrivain Vernon Sullivan dirait quelque chose comme « je passe mes nuits à attendre…avec Hildegarde ». En fait, dans ce cas, je pense que nous sommes plutôt en train d’attendre Godot.

L’argent qui sort d’Hollywood en ces temps de crise est plutôt rare; c’est d’autant plus vrai quand il s’agit de financer un genre qu’Hollywood a tendance à écarter car perçu comme peu rentable. Les « low earning art movies » comme ils disent… Si l’argent était finalement trouvé, il s’agirait comme à Vegas d’ « argent effrayant » (ndlr: « scared money »). Pas le genre d’argent qu’on souhaite pour financer un projet. C’est pourquoi le film-fantôme de Pacino est un accident qui attend de se passer.

Chacun sait que lorsque Hollywood met la main sur un patrimoine du cinéma français, Hollywood essaie de l’américaniser. La meilleure tactique pour espèrer financer « Rififi » serait de globaliser la stratégie pour trouver de l’argent…Souvenez-vous cependant, le « Rififi » original n’avait coûté que 250 000 $

« Rififi » serait un véhicule géant pour Madonna afin de devenir vraiment un acteur majeur du cinéma. Madonna ferait une Vivianne parfaite, une chanteuse sensuelle (jouée à l’origine par Magali Noel) qui interprèterait le thème principal. Oui, la même Madonna qui marchait le mois dernier vers le bureau de l’homme le plus riche du Brésil, Eike Batista, et qui en repartait avec un chèque de 7 millions de dollars pour un projet en faveur des favelas de Rio?

En considérant l’évolution des règles de financement (et de distribution) des films, je vois « Rififi » comme une grande opportunité pour une co-production franco-brésilienne. Le Brésil, avec un marché de200 millions d’individus et la France avec plus de 60 millions. Et si Madonna amenait avec elle son ex-mari Sean Penn et son Oscar pour jouer le rôle du gangster principal, alors là…quand il n’est pas occupé à fumer des cigares ou à tailler une bavette avec Hugo Chavez

Le scénario peut être modifié afin que l’action puisse de dérouler à Paris et à Rio, qui est un des centres principaux d’échange de joyaux et pierres précieuses.

« Rififi » est le film que les voleurs de bijoux prennent pour modèle selon les criminologues. Et quelle meilleure ambiance cinématographique que le Carnaval, quand tout le monde, y compris la police et Interpol, est bourré et occupé par des pensées impures d’orgie ?

Si tu cherches un réalisateur qui connait le conflit et la controverse tu obtiens Polanski. Si tu cherches un homme crédible en France, il te faut DeNiro, pas Pacino. Penn, pas Pitt.

Il faudrait aussi une nouvelle musique originale par Roberto Menescal, qui était au Brésil avec la Bossa Nova et tu vois tout le tableau.

Madonna, tu m’écoutes ? Voici un grand projet qui a besoin de ton aide. Le Brésil t’aime. Les Français aussi. Avenida Atlantic est loin d’Eight Mile alors que « Rififi » a ton nom inscrit partout en lui.

Post a Comment

*
* (will not be published)