Première semaine en Grèce, premier week end, premiers bilans

L’ambiance me saisit dès mon arrivée à l’aéroport, les gens parlent fort, crient presque, font de grands gestes. Dans le bus, je vois de très belles femmes avec des hommes sans intérêt visuel, ils portent du Armani, ceci expliquerait sans doute cela?

Au cours de la semaine je découvre un rythme auquel je ne suis pas habituée : Soutenu, endurant mais agréable, divertissant, enrichissant! Le Grec est infatigable, il peut passer 12 ou 14 heures par jour au travail, cependant cela ne ressemble pas à l’ambiance parisienne, speed et stressée, le grec prend sont temps et reste zen.

A la fin de la journée, se retrouver à plusieurs au bar ou au restaurant est obligatoire! Dans le centre d’Athènes, les rues s’animent de conversations, lumières, et chauffages au gaz. Les « pichers » fussent et les cœurs se réchauffent en se racontant la journée passée. Toutes nationalités se confondent, une légèreté se fait rapidement sentir, impression de flotter au dessus du sol, différents langages se mélangent, des rires éclatent, les points de vue diverges, la musique forte et « branchée » couvre les voix qui s’échauffent. Dans un bar non loin de mon immeuble, le concours de karaoké commence, ça calme le jeu. Je ne savais pas que le karaoké était encore à la mode? Apparemment en Grèce la populace adore ça.

Je préfère aller voir ailleurs. Au détour d’un feu rouge je rencontre des Suédois, ils cherchent un bar pour aller boire un verre. Je leurs propose de m’accompagner à la recherche d’un bar à Jazz. C’est ça Athènes, des rencontres de tout « types » à toutes heures.

Dans le quartier de la Plaka, à côté d’Acropolis, vers deux heures du matin, je découvre une boîte décorée année 60, ils passent du Manu Chao, Piaf, Elvis, etc. Le Tiki (exotic bar) (http://www.tikiathens.com/index.php). Leurs liste de cocktails est impréssionnantes et me donne l’eau à la bouche.

Il n’y a quasiment que du Grec, je converse avec un type, « Fortiche » ? Je découvre après que c’est en fait « Fortio », il est musicien dans un groupe de Jazz, il joue de la contrebasse, il me dit qu’en Grèce, la semaine les gens ne sortent pas tard? Je reste coite et l’interroge :  »Pas tard ? » Il me répond que « Pas tard » c’est 2 heures du matin. J’adhère!

Dans la boîte les gens sont habillés pour la plupart en année 50-60, et ils dansent du twist sur tout ce qui passe. Les barmans offrent des verres, ils sont « so happy » d’avoir du Français. Les gens me parlent de la France, mais en fait ils pensent tous que la France c’est Nice, ils kiffent Sarkozy. Ca me vexe de quitter Sarkoland pour me retrouver chez les Sarkofan. Au final je leur dit : Si vous le voulez on vous l’offre? Non?

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A propos du chroniqueur

Bretonne, caractérielle, fille à mes heures, on peut dire chiante! Après des études dans l’immobilier j’ai tout quitté pour la Grèce et sa vie animée. Regarde trop la télé et ses débilitées. Je lis du Beigbeder, Werber, Nothomb et tout ce qui me passe sous la main. J'aime Tim Burton, Fernando Meirelles, et le Jazz! En résumé : Il vaut mieux vivre d’excès que de regrets!