Au Liban, ce n’est pas Beyrouth!

Le Liban… Beyrouth… A priori, chacun en a déjà entendu parlé au moins une fois dans sa vie. Mises à part certaines personnes (rares heureusement) qui ont réussi à confondre le Liban avec l’Albanie… « Ah bon? Tu es Libanaise? Et c’est ou exactement l’Albanie? » Eh oui… Triste mais vrai.

Et puis il y a les personnes qui connaissent le Liban au travers de l’expression « C’est Beyrouth ! » utilisée pour dénoncer un désordre fou, et qui se limitent à ça. Évidement, le Liban c’est beaucoup d’instabilité politique, de guerre civile, de destruction. C’est le Hezbollah, la banlieue Sud, les otages…  Les images, le plus souvent véhiculées par les médias internationaux, sont la raison principale des premiers a priori qu’ont les gens qui ne connaissent pas Beyrouth ou qui n’ont pas eu l’occasion de côtoyer un albanais euh pardon, un libanais.

Mais les clichés ne se limitent pas uniquement à ceux d’un pays en ruines. Ils s’étendent également sur une autre sphère, celle d’une société enfermée dans des « quartiers chrétiens » et des « quartiers musulmans, d’une vie régie par des histoires de famille afin d’aboutir à des mariages forcés. Et la liste de préjugés est bien longue. Je vous laisse la découvrir à travers ce court-métrage réalisé par Claude El Khal.

Non. La jeunesse libanaise, ce n’est pas ça. Le Liban d’aujourd’hui, ce n’est pas que ça. Ce ne sont pas les petits plats, le hommos, les chrétiens, les musulmans, les druzes, Oum Koulsoum (qui d’ailleurs est Egyptienne). Le Liban, c’est la destination idéale pour un tourisme « de luxe » à Beyrouth, dans une ville à cheval entre un passé chargé et un futur très prometteur. Beyrouth, c’est plus de 1,8 million de touristes ont visité le Liban en 2009, un record qui dépasse même les années d’avant la guerre civile quand Beyrouth était connue comme le « Paris du Moyen-Orient ». Aujourd’hui, Beyrouth c’est la « Best Party City » selon CNN, la destination numéro 1 dans un classement établi par le New York Times énumérant les 44 villes qu’il fallait immanquablement visiter en 2009.

Certes nous sommes en 2010, mais je vais tout de même me faire un grand plaisir à vous faire découvrir, dans cette rubrique « Voix du Liban » tous les petits revers de ce magnifique pays.

6 Comments

  1. bonjour,
    tout comme il faut pas se limiter aux clichés des années 80 (otages, bombardements, etc), il ne faut pas se limiter aux clichés de 2009 que les médias ont répandu… beyrouth, c’est super pour faire la fête, mais ça n’est pas que ça. ce serait plutôt une danse du ventre sur un volcan.

  2. David,
    Il est évident qu’il ne faut pas se limiter aux « clichés de 2009″. Ces images (factuelles et non pas clichées) diffusées par les médias internationaux st surtout le moyen de montrer au monde entier que Liban ne rime pas avec destruction uniquement. Preuve que cela à bien fonctionné: le nombre de touristes en 2009 qui a dépassé tous les records.

  3. Après Beyrouth, ça a été Sarajevo, ville-emblême du terrain dévasté dans les années 90 : « Alala mais ta chambre c’est Sarajevo, tu me ranges tout ça sinon dans trente minutes ce qui est pas à sa place part à la poubelle ». Curieux que ces deux villes n’aient pas été remplacées par les Grozny, les Bagdad, les Kaboul des années 2000 ? Ou alors c’est encore trop tôt ?
    Good to see you ici en tout cas KJI

  4. Habibteh! J’approuve tout ce que tu ecris. Beyrouth c’est Beyrouth. C’est une saveur de fleur d’oranger avec un soupcon de thym. Une brise agreable qui te balaie le visage et les cheveux en te disant: « Ya habibi, lek l nhar chou 7elo… » et ca te redonne vie pour le restant de tes jours. Beyrouth c’est des « Bonjour, bonjourene » et des « Ahla w sahla… »
    Bref, « si le LIBAN n’était pas mon pays, je l’aurais choisi comme pays » ou quand on me pose la question, tu viens d’ou? Je réponds en dressant la tête, tel un paon montrant son beau plumage: « Je viens de Beyrouth. Je suis Libanais. » , et j’ai tellement donné envie aux gens autour de moi et les ayant contaminé de ce magique mot « Beyrouth » qu’on ma surnommé « Prince du Liban »..

  5. Oui, c’est vrai que les medias internationaux ne dressent pas un très beau portrait du pays. En général, c’est la guerre ou la fete, et meme si le coté fete lui fait une bonne pub, ca le réduit aussi malheureusement, le Liban c’est tellement plus que ca! Au fait, petite rectification, Claude El-Khal est un homme.

  6. philippe coignet:

    Le Liban est moi c est une histoire d amour premiere fois que je suis venu au pays des cedres c etait en 1981 comme casque bleu pour la finul,seconde fois en 1984 a Beyrouth pour la force multinationale securite beyrouth et ensuite en 2006 pour travailler .j ai rencontré une belle Libanaise qui est devenue ma femme et maintenant j habite au Liban ce pays ou l orient et l occident se rencontrent .Je suis tombé sous le charme du Liban de beyrouth de la sensualite de cette ville qui est representée par la charme des libanaises

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