Le plus haut légume du FMI a proposé un «Plan Marshall» qui pourrait aider Haïti à mettre en place de nouvelles bases pour reconstruire le pays. Mais le Plan Marshall a été conçu pour endiguer la propagation du communisme . Si ce plan réussit, il aura besoin aussi besoin d’endiguer le trafic de drogue mondial qui domine l’économie d’Haïti et sa culture de Narcotiques qui a été soutenue par les États-Unis.
Nonobstant les tremblements de terre, Haïti est l’un des principaux points de transit pour la cocaïne et autres drogues destinées à l’Amérique du Nord et à l’Europe.
Le CIA World Factbook offre des renseignements de sources « ouvertes ». Les ventes de gros représentent environ 500 millions de dollars par an. Citons ici les chemises vendues chez Wal-Mart, les balles de baseball de la Major League Baseball ou encore le Rhum Barbancourt.
Sans les chiffres de l’économie souterraine de la drogue en Haïti, les chiffres des exportations déclarées s’élèvent à moins que la valeur cumulée des contrats des athlètes professionnels américains Alex Rodriguez des New York Yankees (MLB), de Kobe Bryant des Los Angeles Lakers et de Gilbert Arenas des Washington Wizards (NBA). Ceci à titre de comparaison.
Le commerce lucratif mondial de la drogue est ce qui maintient Haïti pauvre, ce qui la maintient ingouvernable et ce qui compromet le «Plan Marshall» proposé par DSK.
Si le système mondial de narcodistribution a pris un coup a cause des deux tremblements de terre, c’est le travail des médias de mettre l’accent sur la production de la drogue afin de l’éradiquer sur le long terme. Mais personne n’en parle, évidemment.
Une première voie pour les journalistes de la presse en ligne est de commencer à poser des questions au sénateur américain John Kerry, dont le nom se trouve sur un célèbre rapport sur le commerce de drogue en Haïti, qui souligne ntoamment les liens avec l’ancien dirigeant du Panama Manuel Noriega et avec le bien connu cartel de Cali.
Puisque Haiti est un des entrepôts les plus massifs de drogue, il est logique du point de vue de la sécurité mondiale pour le Pentagone de recommander à Obama qu’il signe des rabais sur les commandes et qu’il envoie 10.000 soldats pour occuper efficacement Haïti. Ainsi donc le contrôle logistique et des communications sur l’île d’Hispaniola, qui comprend la République Dominicaine, un autre entrepôt de stupéfiants bien connu.
Le Plan Marshall a réussi en Europe parce qu’il avait une forte composante militaire. Notamment les troupes américaines, françaises, britanniques, canadiennes en garnison dans une “Allemagne occidentale” occupée. La présence américaine sur l’île d’Hispaniola remplit cette première condition.
Et il est compatible avec les efforts de Washington pour reprendre la main sur le bassin des Caraïbes et de l’isthme d’Amérique centrale ; ce que les autres gouvernements appellent – sotto voce- la domination néo-colonialiste au nom de la doctrine Monroe.
Honduras. Les bases de la force aérienne en Colombie à proximité de la frontière avec le Brésil. Les plans visent à redéployer la 4ème Flotte de patrouilleurs autour des Caraïbes et de l’Amérique du Sud. L’Equipe Obama est moins préoccupée par la reprise de ce qui devient une Amérique racialement divisée qu’elle ne l’est avec la reprise de basse-cour de l’Amérique.
Selon le US General Accounting Office, l’équipe Obama dépense déjà $12 milliards chaque mois pour stabiliser l’Irak et le narcocratie Karzaï en Afghanistan. Le coût de la garnison de 10.000 soldats en Haïti est beaucoup plus grande que le fonds de $100 millions mis en place par Obama et les anciens dirigeants américains Bush et Clinton. Lorsqu’il sera pleinement financé, ce fonds s’élèvera à moins de la valeur du contrat de la vedette du football américain Peyton Manning.
Le secrétaire général Ban Ki-Moon a déjà eu à nier que la mission américaine en Haïti est à contre-courant des efforts de paix. La semaine dernière, des hélicoptères Black Hawk (USA) bourdonnaient pour une opération de distribution alimentaire brésilienne devant le Palais National, créant le chaos. Le drapeau brésilien est d’ailleurs tombé par terre.
Le Brésil envisage d’envoyer 1300 hommes en Haïti dans un effort pour renforcer les forces de maintien de la paix de l’ONU.
Plus de la moitié des $208 millions alloués par le Brésil à Haïti sont en train de dépérir en raison de la paperasserie bureaucratique. Le ministre des affaires étrangères Celso Amorim a ainsi rencontré en Haïti le président René Préval, vendredi dernier,afin d’accélérer la distribution de la nourriture vraiment nécessaire et les fournitures médicales.
On pouvait s’attendre à ce que l’envoyé spécial des Nations Unies en Haïti, Bill Clinton, ait le poids nécessaire pour concilier les différentes visions des parties prenantes. Après tout, il a beaucoup appris sur Haïti de son cher ami disparu, l’ancien président du Comité National Démocratique et le secrétaire du commerce Ron Brown, qui était lobbyiste personnel pour la famille du dictateur, Papa Doc.
Mais quand la poussière sera retombée, il sera clair qu’Haïti est en pleine métamorphose pour devenir la prochaine Somalie avec une situation encore plus volatile . Comme le New York Times et d’autres sources ont pu le souligner, les troupes de maintien de la paix des Nations Unies en Haïti sont en lutte contre les gangs de trafiquants et leurs équipes de pilleurs. Un Plan DSK/Marshall pour Haïti est une notion très jolie, mais il ne mettra pas un terme à ce genre de problème structurel.

3 Comments
un peu schématique non? a ce compte là autant dire que toute aide à Haiti encourage le trafic de drogue.
Personne n’est innocent dans cette histoire. Somalie je ne pense pas. Sanctuariser Haïti il faudrait. Qui le voudra ? Seul le Diable doit le savoir et il n’est pas qu’à Wall Street.
Psst => Eric a été l’un des contributeurs « original » c’est du franglais. Quelqu’un pour rendre à cette minibio tout son éclat ?
Haïti est le nouvelle Somalie. Maintien de la paix est la nouvelle guerre. Argent b.lanche, l’argent noir, argent voudou… Haïti est une nation en déroute et les nations faillies produire des terroristes. Ce problème existait au Congrès de Vienne et qu’il existe aujourd’hui. Voir Frantz Fanon pour plus de détails … et @ desirade…pardon mon « franglais »