- Update du 2 février: Rapport rendu aujourd’hui à Bachelot par l’inspection générale des affaires sociales confirme mes dires… et invite à hausser de 10% la rémunération de l’acte afin d’endiguer la baisse des centres privés et pubics pratiquant l’IVG. Sur Tout ça, on anticipe l’actualité!
Alors que chaque fin de « plaquette » s’accompagne souvent de la peur irraisonnée d’une petite surprise… Parole de fille! Sans entrer dans le débat moral (toutes les vérités sont ici justes, sans qu’il soit lieu d’en discuter à mon sens), ont s’est toutes demandées un jour, et moi qu’est ce que je ferais? Et si cette liberté de choix n’existait plus vraiment aujourd’hui?
On compte aujourd’hui en France environ 200 000 IVG par an, chiffre inchangé depuis 30 ans. Ainsi 1 femme sur 3 serait un jour concernée. Selon l’Ined en 2005 sont concernées principalement les 20-25 ans, célibataires, vivant seule, avec un job, pas encore d’enfant, et avortant pour la première fois.
Un interéssant article Youphil pointe les difficultés actuelles… Aujourd’hui à Paris il faut trois semaines pour obtenir une IVG dans le secteur public. C’est un peu long non? On est bien loin des 9 jours recommandés par la Haute Autorité de Santé. Bien sûr dans le privé pas autant de délai mais pas le même tarif non plus ( prise en charge sécu 80% de 250€ en public, 300€ à 400€ en privé). A Lyon il vaut mieux éviter la période estivale où le délai d’attente peut alors monter jusqu’à 1 mois!
Ainsi il apparait que la réduction des centres pratiquant les IVG doit absolument s’accompagner d’une véritable augmentation des moyens des centres restants. La liberté de choix doit être défendue! Ne croyons pas que ce droit soit hors de danger. D’autant plus qu’aujourd’hui l’information étant soi disant hyper facile d’accès, on pense tous savoir concrétement comment et quoi faire. Mais combien d’entre vous savent exactement où s’adresser en cas de nécessité? Il ne faut pas croire que parce qu’au collège on nous a proposé une petite heure d’éducation sexuelle, que nous sommes tous complétement informés. Surtout que soyons franc, au collège on s’en fout un peu. Ok c’est important, ca éveille les sens, mais un petit rappel au lycée ne ferait de mal à personne. Bien que l’éducation nationale prévoit trois séances au cours du collège lycée… moi je n’en ai eu qu’une, en 4ème.
A Paris le Planning familial l’a bien compris et lance une campagne de com pour rappeler son existence et son rôle.
Alors les gens vigilance, à vos pilules (vous aussi les mecs!) et préservatifs! Surtout l’été!!!

1 Comment
Ces fermetures seraient favorisées par le manque de rentabilité de l’acte chirurgical : http://www.liberation.fr/societe/0101597442-on-ferme-des-centres-ivg-alors-qu-on-en-manque
Le ministère de la santé est questionné ici à ce sujet : http://www.senat.fr/questions/base/2009/qSEQ091010669.html
Après, moins objectivement, je pense que la tendance actuelle est à l’encouragement à la procréation, à l’apologie de l’allaitement au sein… Avec une bonne dose de pression sociale et de culpabilisation : http://www.psychologies.com/Famille/Maternite/Bebe/Articles-et-Dossiers/Allaiter-ou-pas-a-chacune-son-choix/L-allaitement-une-decision-intime2
Donc à la question de la rentabilité à tout prix, s’ajoute celle d’une certaine régression en matière de droit des femmes… Aux pays des grandes « Simone », sincèrement, ça craint !