De Toyota aux haikus,
de L’été de Kikujiro à l’Empereur Akihito,
en passant par les ramens, Comme des Garçons ou Hiroshima…
Ma (modeste) mission ici sera de vous proposer des chroniques économiques, politiques, gastronomiques, historiques, poétiques et que sais-je encore pour vous faire voyager ici et là-bas dans ce qui fait le Japon d’hier et de demain.
En guise de préliminaires (agréables, donc), et parce qu’il est temps de planifier vos prochaines vacances (NON aux séjours all inclusive à Punta Cana !), voici quelques bonnes raisons d’aller voir d’un peu plus près le soleil levant.
1. Voyager au Japon n’est pas hors de prix :
Certes, il vous en coûtera plus cher que de partir en Chine ou au Vietnam : n’est pas la deuxième puissance économique mondiale qui veut. De plus, le taux de change n’est plus aussi intéressant qu’il y a deux ou trois ans, où un euro vous offrait illico 160 yens (contre environ 125 aujourd’hui).
Mais le Japon reste abordable ! Tout est évidemment relatif, mais pour le voyageur lambda, il est largement possible de se débrouiller. Une fois votre billet acheté, si possible à l’avance, (entre 600 et 800 euros, un peu plus si vous loupez les promos, un peu moins si voyager sur Aeroflot ne vous fait pas peur…), direction une petite auberge de jeunesse traditionnelle, façon ryokan, où pour une vingtaine d’euros vous pourrez passer une nuit sur un tatami en paille de riz, allongé sur un futon. Et ça, ça vaut largement une nuit au Hilton (si, si) ! Vous vous comblerez ensuite d’un bol de ramens ou d’un donburi à la petite cantine du coin, bondée de salarymen en costume, pour à peine 5 ou 6 euros. Bref, si l’on reste raisonnable et que l’on se dote de bons conseils, croyez-moi, vous ne vous ruinerez pas (ou alors si, peut-être, mais à cause des milliers de gadgets débiles que vous rapportez).
2. Le sushi n’est pas le (seul) plat national traditionnel :
Non, les Japonais ne mangent pas des sushis midi et soir ! Ramens, Donburis, Udons, Sobas, Tempuras, Gyozas et autres Takoyakis sont là pour vous le rappeler à chaque coin de rue, où petites échoppes et cantines vous offrent pour pas grand chose ces délicieuses gourmandises.
Préparez vos papilles, vous en saurez plus prochainement…
3. Tokyo oui, mais tellement plus encore :
Aller à Tokyo, c’est bien, découvrir l’Autre Japon, du nord, du sud, des côtes et des montagnes, c’est mieux ! Souvenez-vous de vos cours de géographie : le Japon comprend 4 îles principales (et de 3659 à 6852 au total selon les estimations officielles). Hokkaido, Honshu, Shikoku, Kyushu. Dommage donc (si l’on dispose d’un peu de temps) de se cantonner à la Capitale de l’Est (traduction de Tokyo) et de manquer d’apercevoir les champs de wasabi près de Nagano, la mangrove des iles de l’extrême sud, les sommets enneigés de l’extrême nord, ou les petits villages de pêcheurs sur la côté est.
4. Les Japonais parlent (un peu) anglais :
Ou en tous cas suffisamment pour vous aider quand vous êtes paumé dans la jungle du métro (où d’ailleurs la plupart des indications sont sous-titrées en anglais) ou lorsque vous avec besoin d’une fourchette au restaurant pour manger vos nouilles (parce que manier les baguettes, c’est quand même compliqué, hein). Et pour peu que vous sympathisiez avec quelque étudiant passionné de la France, de Paris et des Frenchies (so romantic), vous partirez dans de grandes discussions enflammées.
5. Et enfin… ne passons pas à côté du fameux mélange de tradition et de modernité, que l’on peut très facilement appliquer à à peu près tout et n’importe quoi, mais qui ne sera jamais aussi frappant qu’au Japon : De la jungle urbaine tokyoïte aux sanctuaires shintos, des geishas en kimonos aux ados over-lookés, on peut être rapidement dérouté par tant d’apparentes contradictions. Mais rassurez-vous, tout se passera bien.
Alors plus de chichis, on économise quelques sous, et on part à l’aventure !

lu 36 fois by 12 lecteurs


