Nan ! Je rassure mes (déjà nombreux) fans, je ne fais pas encore partie de la short list des peoples morts et parfois ressuscités du site de micro blogging. Hélas, trois fois hélas l’incidieuse rumeur m’a encore épargné et je ne rejoindrai pas les Brad Pitt, Johnny Depp et autre George Clooney au Panthéon virtuel, auréolé de gloire post mortem.
La rumeur. Bien avant Twitter Isabelle Adjani avait du se justifier de sa bonne santé au 20h de TF1. Mais quel est donc cet étrange phénomène, aussi véloce que l’épidémie de grippe porcine, qui tue virtuellement nos peoples préférés ? Pensez donc aux pauvres attachés de presse et coaches de star, rédigeant de formels démentis à la va vite pour court circuiter l’infâme info diffusée avant d’être vérifiée et reprise à l’unisson de la toile. Si parfois la rumeur devance de quelques jours la réalité (souvenez-vous le pathétique épisode annonçant le décès de Pascal Sevran une semaine avant sa disparition), elle sert surtout à mesurer :
- le degré de notoriété des déjà condamnés (mais en ont-ils réellement besoin ?).
- l’étroitesse grandissante (oh le bel oxymore !) du village planétaire.
- la stupidité des chaines de bloggeurs confondant Voici, Gala et Closer avec le téléphone arabe.
Petit rappel – Une information, pour être digne d’être relayée, doit être vérifiée, sourcée, recoupée… Malheureusement n’est pas journaliste qui veut. En revanche twitter n’importe quelle infamie est à la portée du 1er gazouilleur venu, le côté geek en plus.
En 4 ans d’existence combien de morts ont été annoncées par nos twitters du dimanche ? La course au scoop justifie-t-elle le pire ? Et si nos peoples préférés s’en sortent parfois avec humour (merci Jeff Goldblum), pas certain que notre Johnny national ait apprécié que l’on tire sur l’ambulance, sans mauvais jeu de mot.
Bref si Twitter rime aussi avec rumeur, la quête du buzz, le scoop à tout prix prend une forme nouvelle, moderne et rapide. Alors méfiez-vous, si la tendance s’accentue, ces « privilèges » réservés à nos célébrités (pas celles de la Ferme hein, les vraies…) risquent de se démocratiser. Et la on se prend à regretter le bon vieil anonymat d’antan car comme chacun sait, le vrai luxe aujourd’hui n’est-il pas d’être nobody sur le net ?

2 Comments
Et si on annonçait ton rajeunissement sur Facebook, la sauce prendrait-elle ?
Je pense en fait que tout cela est orchestré par les départements marketing gérant la distrib des futurs Best Of en CD/DVD/etc, afin de calibrer leur prod selon la notoriété du futur défunt.