Chroniques japonaises #3 : Sauvons l’économie japonaise !

Les chiffres sont tombés : le Japon reste, en 2009, la deuxième économie mondiale. Ouuuuuuf.
Dépassement prévu par la Chine en 2010 ou 2011. Zut zut zut et re-zut.

Chômage élevé  (5,1% en décembre, à en faire pâlir François Fillon), prix en baisse, immobilier en berne…
Pour sauver l’économie japonaise, agissons !
La cause est certes peut-être moins noble que le thon rouge de méditerranée ou le chabichou du Poitou, mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire, bande de feignasses !

1. Toyota tu ne boycotteras pas
Monsieur Toyoda (oui, Toyoda) a bien des soucis. Plus de 8 millions de ses véhicules ont été rappelés un peu partout, pour des raisons techniques. Alors que le géant de l’automobile, première entreprise japonaise, a ravi le titre de premier constructeur mondial à General Motors en 2007, sa fiabilité légendaire semble d’un coup mise en doute.
Bon, le Président de Toyota s’est confondu en excuses, c’est déjà pas mal. Mais surtout, ce type de rappels en série arrive aux autres, le concurrent Ford en premier. Et puis les Japonais tiennent trop à leur notoriété de « technologistes » pour se laisser faire comme ça. Nul doute qu’après cette mauvaise passe les efforts seront redoublés pour que l’on ne les y prenne plus.

2. Le « Japan design » tu adopteras
Depuis l’ouverture du flagship d’Uniqlo à Paris, un vent de nipponerie souffle dans les gazettes de modeuses… Désormais lestés de notre collection de petits cachemires à 69€ ou autres doudounes multicolores, rappelons que quelques-unes de nos petites marques  a priori bien de chez nous sont en fait depuis quelques temps passés dans le giron japonais : Comptoirs des Cotonniers et Princesse Tam-Tam sont en effet la propriété, tout comme Uniqlo, du groupe Fast Retailing, l’un des leaders mondiaux du prêt-à-porter (et dont le Président Fondateur Tadashi Yanai est par ailleurs l’homme le plus riche du Japon, d’après Forbes… mais ça, on ne le dira pas). Ajoutons à cela la petite Muji, certes hors de prix chez nous (et quasi donnée là-bas),  et vous serez nipponisés, de la petite culotte à la tasse à café, tout est étant évidemmment au top du « simple glam ».

3. Nippon tu t’abreuveras
Si vous ne lisez pas (ou très peu) le cahier saumon du Figaro, l’info vous a peut-être échappé : le groupe Orangina-Schweppes est désormais japonais. Le géant français de la boisson (Oasis, Champomy, Pampryl, Banga…) a été racheté à l’automne dernier par le non moins géant japonais Suntory (remember Lost in Translation & Bill Muray: « For relaxing times, make it Suntory time »), pour  la modique somme d’environ 2,3 milliards d’euros.
Au diable le Fanta et le Tropicana, vive l’Orangina et le Pampryl ! Et puis s’il vous prend l’envie, lors d’un repas asiatique, d’une petite bière locale, dites non à la Tsing Tao que l’on refile un peu partout, optez pour la Kirin ou l’Asahi !

Allez, un petit effort, je suis sûre que vous pouvez y arriver…

3 Comments

  1. Quelle surprise que d’apprendre que Muji soit si donné au japon (faut pas dire, mais ça a beau être joli, le porte-feuille râle trop quand on l’ouvre béant). Enfin bon, chacun ses goûts, je préfère la Tsing-Tao à la Kirin, Peugeot à Toyota, et Uniqlo n’est pas ma tasse de thé. Mais bon, ça compte si je continue à me nourrir à la rue Sainte-Anne ?

  2. Kiyomi Delzongle:

    Oui, et il suffit de regarder sur les objets vendus : le prix est écrit en yen sur l’emballage…

    La rue Sainte-Anne, c’est déjà pas mal.

  3. Merci pour l’article c’est intéressant.

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