Boris Delorme est le président de l’association Entreprendre en Prison qui a pour objectif de valoriser le potentiel entrepreneurial des personnes placées sous main de justice et écrouées. Il nous livre ses vues sur ce que s’engager veut dire pour cette semaine autour de l’engagement.

S’engager, pour moi, c’est perdre une partie de soi-même.
Trancher à vif son coeur, son individualité et assumer le don d’une partie de sa vie. Je ne suis pas quelqu’un de solidaire. Je pense que l’engagement est totalement déconnecté de la générosité.
S’engager ce n’est pas faire acte de charité, il ne s’agit pas de donner un surplus de soi-même. C’est avant tout accepter l’amputation de son existence au profit d’une personne, d’une action, d’un combat.
En créant l’association Entreprendre en Prison pour réinsérer les détenus par la création d’entreprise, j’ai fait le choix d’abandonner la voix toute tracée de l’excellence professionnelle. J’ai sacrifié ma notion de sécurité au profit d’une connaissance plus approfondie de l’humanité, pas toujours clean il est vrai. Mon activité peut être perçue comme une initiative intéressante et utile. Je ne fais que traduire mes connaissances théoriques en entrepreneuriat appliquées au milieu carcéral. Avec le risque de perdre la vie ou de la vivre « Tout ça plement ».
Boris Delorme
Boris Delorme « s’engager, pour moi, c’est perdre une partie de soi-même »
Boris Delorme est le président de l’association Entreprendre en Prison qui a pour objectif de valoriser le potentiel entrepreneurial des personnes placées sous main de justice et écrouées. Il nous livre ses vues sur ce que s’engager veut dire pour cette semaine autour de l’engagement.
S’engager, pour moi, c’est perdre une partie de soi-même.
Trancher à vif son coeur, son individualité et assumer le don d’une partie de sa vie. Je ne suis pas quelqu’un de solidaire. Je pense que l’engagement est totalement déconnecté de la générosité.
S’engager ce n’est pas faire acte de charité, il ne s’agit pas de donner un surplus de soi-même. C’est avant tout accepter l’amputation de son existence au profit d’une personne, d’une action, d’un combat.
En créant l’association Entreprendre en Prison pour réinsérer les détenus par la création d’entreprise, j’ai fait le choix d’abandonner la voix toute tracée de l’excellence professionnelle. J’ai sacrifié ma notion de sécurité au profit d’une connaissance plus approfondie de l’humanité, pas toujours clean il est vrai. Mon activité peut être perçue comme une initiative intéressante et utile. Je ne fais que traduire mes connaissances théoriques en entrepreneuriat appliquées au milieu carcéral. Avec le risque de perdre la vie ou de la vivre « Tout ça plement ».
Boris Delorme