La communication du futur ?

Quel est le futur de la communication. Comment communiquerons nous dans 10, 20 ou 50 ans?

Pour paraphraser les Inconnus, on peut voir deux types de communicants. Le/la fasciné(e) par la technique et le/la chercheur(se) d’inspirations. Les nouvelles techniques créent toujours de nouvelles possibilités comme une sorte de fascination sur l’outil, en miroir hypnotique. Le miroir de la réalité augmentée et du search fascine aujourd’hui un bon nombre d’acteurs orientés marketing direct (qui souhaitent pousser un maximum le message).Une chose est sure, « l’expertisation » des parties prenantes est un processus régulier. Et elle affaiblit le potentiel des simples outils…

En effet, les publics gagnent en maturité au fil des décennies. Du eye-tracking qui témoigne des limites du display, à la fin de la publicité classique qui lasse les spectateur cantonnés à un rôle passif, les exemples ne manquent pas. Comment communiquer compte tenu de ces évolutions ? Comment créer de l’implication et de l’engagement ?

Les clés semblent se trouver dans l’architecture d’interactions et dans l’articulation aux vies des publics. Quels sont les enjeux qui vont se développer dans les décennies futures? Voici pêle-mêle quelques pistes: le besoin de sens, la capacité à enrichir ses réseaux, à nourrir ses trajectoires à aboutir ses projets.Via la philosophie, les rôles et les expériences.

Petit flash back pour mieux se projeter. Dans une société non prévisible mais s’inscrivant dans la trajectoire du progrès, la croyance dans les médias de masse était naturelle puisque participante d’une éducation populaire, outil du projet commun. Le contrat win-win entre consommation et emploi rendait naturel le fait d’écouter les discours de marque.

Dans un monde liquide et chaotique, de l’économie de l’attention comme de la pensée-oxymore, les enjeux se déplacent vers le gain d’une confiance interpersonnelle; le développement de rôles, d’expériences et de projets; la capacité à proposer un sens quotidiennement réinventé.

Est-ce un enjeu ponctuel ou pérenne ? Les signaux forts et faibles inclineraient plutôt au niveau du second choix (allez il faut bien prendre des risques en prospective).

Allons nous, donc, tous devenir des philosophes des marques ? Si l’on considère que la communication c’est éclairer la valeur, il devient de plus en plus nécessaire d’éclairer la valeur intangible des choses. Les situations, les trajectoires pourront être éclairées d’un sens commun.

Allons nous devenir des organisateurs de projets, des porteurs politiques de messages (au sens action dans la sphère sociale) ? Si les individus ne croient plus que ce qu’ils voient et attestent, seuls les marques de type Obama (période campagne) pourront fédérer et impliquer derrière elles, et avec les bons ambassadeurs.

Allons nous devenir des architectes d’expériences, définissant rôles, cadre d’interactions et catalyseur d’expériences ? Il faut croire que de grandes marques commencent à croire que c’est une des principales routes à suivre, si l’on analyse la dernière campagne LG/Orange qui vise à impliquer les publics en leur proposant de devenir ambassadeur de Taylor Lautner pendant son passage en Europe.

Plus de rôles, plus de politique, plus de sens. Un vrai slogan pour la 21th century communication ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

lu 48 fois by 30 lecteurs

A propos du chroniqueur

Mon péché mignon: le planning strat ! Communicant 360°, j'aime analyser les différentes formes de com (politique, sociale, marque, personal branding...). J'aime aussi l'étude des relations entre les gens. Un peu d'anthropologie, un soupçon de sémio.. et beaucoup d'humour (il en faut).