ARTICLES LIÉS
DERNIERS COMMENTAIRES
- xul: La seule démocratie la vraie"le tirage au sort de l'assemblé… on Islande : info ou intox ?
- Mathieu Lamour: Bonjour, Je vous remercie de m'inviter à tout cela et espère… on Islande : info ou intox ?
- Leuchat: Commentaire édité après correction de l'article, merci ! Au … on Islande : info ou intox ?
- Vico: Article très intéressant, Je commence mes recherches de colo… on De l’art de trouver une colocation à Buenos Aires
- Maeva JOSSE: Antoine je t'aime.… on Ca marche comment l’amour en Argentine ?

Chroniques japonaises #7 : Haïku, éloge de l’éphémère
Bon.
Aujourd’hui, c’est poésie.
Parlons Haïku. Ail-Kou.
Faisons bref, allons à l’essentiel.
Éliminons le superflu, c’est important.
Le haïku est un mini-poème.
3 vers : 5 / 7 / 5
Sa brièveté impose de ne pas tout dire, et de laisser place à la réflexion, à la rêverie, à la mélancolie parfois.
Le haïku ne décrit pas seulement : il crée un instantané, fige l’éphémère.
Son auteur n’est pas uniquement spectateur : il partage ses émotions, ses impressions, ses sensations.
Il y est souvent question de la nature et des saisons, que l’on sublime par l’évocation d’événements aussi brefs que subtils.
Les quatre maitres du haïku japonais classique sont Bashô, Issa, Buson, Shiki.
« Si tu es tendre pour eux
Les jeunes moineaux
Te feront dessus »
Issa
« Sous un pot rempli d’azalées
Une femme
Émiettant de la morue sèche »
Bashô
« On voit la brise du matin
Souffler les poils
De la chenille »
Buson
« Papillon blanc
qui virevolte au milieu des fleurs :
de qui es-tu l’esprit ? »
Shiki