Chroniques japonaises #7 : Haïku, éloge de l’éphémère

Bon.
Aujourd’hui, c’est poésie.
Parlons Haïku. Ail-Kou.

Faisons bref, allons à l’essentiel.
Éliminons le superflu, c’est important.

Le haïku est un mini-poème.
3 vers : 5 / 7 / 5

Sa brièveté impose de ne pas tout dire, et de laisser place à la réflexion, à la rêverie, à la mélancolie parfois.
Le haïku ne décrit pas seulement : il crée un instantané, fige l’éphémère.
Son auteur n’est pas uniquement spectateur : il partage ses émotions, ses impressions, ses sensations.

Il y est souvent question de la nature et des saisons, que l’on sublime par l’évocation d’événements aussi brefs que subtils.

Les quatre maitres du haïku japonais classique sont Bashô, Issa, Buson, Shiki.

« Si tu es tendre pour eux
Les jeunes moineaux
Te feront dessus »
Issa

« Sous un pot rempli d’azalées
Une femme
Émiettant de la morue sèche »
Bashô

« On voit la brise du matin
Souffler les poils

De la chenille »
Buson

« Papillon blanc
qui virevolte au milieu des fleurs :
de qui es-tu l’esprit ? »
Shiki

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