Solutions locales pour un désordre global : l’indépendance commence à la racine de la vie

Je reviens tout juste d’une avant première du prochain film de Coline Serreau : « Solutions locales pour un désordre global ».

 

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Contenu du film : il s’agit de montrer ce qui se fait aujourd’hui dans le monde pour dire non à l’asservissement des paysans par les multinationales. On y retrouve les critiques sur Monsanto (ici un documentaire), des constatations sur l’industrialisation des sols par le génocide qui se produit dans la terre de nos champs (ici, un contributeur au film et chercheur travaillant sur ce phénomène) et des solutions mises en place à travers le monde.

Un des thèmes directeur du film s’attache à dénoncer la machination que les agro-industriels et fabricant d’engrais (les pétroliers) ont méthodiquement mise en oeuvre pour soumettre les paysans à leur bonne volonté. Nos agriculteurs, et cela quasiment partout dans le monde, utilise des semences industrielles. Ces semences répondant au doux nom de « hybride F1″, fournissent à leur tour des semences mais qui sont inexploitables car une fois plantées, elles ne possèdent que peu de qualités. Rompant avec le schéma naturel qui veut que la plante produisent sa descendance, les industriels ont réussit à imposer des rachats annuel aux agriculteurs. Cela n’est possible que par le soutien décomplexé de nos choix politiques. Sans eux, ce fonctionnement ne se serait pas imposé et les agriculteurs produiraient librement les plantes de leur choix. Cela est même institutionnel puisque le « groupement interprofessionnel des semences et plants » impose le catalogue des semences pouvant être vendues en France. Un catalogue qui pour certaines espèces comportent 100% de plantes hybrides.

Cette dépendance agricole est depuis une dizaine d’années critiqué par l’opinion publique. Pas pour son côté contre nature mais pour l’aspect financier. Les fameuses subventions profitant au gros producteurs et permettant une lente agonie aux plus petits, sont l’expression de cette dépendance. Personne n’oubli que ces subventions proviennent de nous contribuables quand il s’agit de critiquer les paysans français. On oubli un peu plus que cela ne profite en rien a l’agriculture locale, intelligente et respectueuse de l’environnement. Elle ne profite pas non plus au contribuable mais bien a un système appelé agriculture conventionnel. Un système de semences malades et chères, toxicomane aux acides, accro aux engrais et aux pesticides chimiques dérivés du pétrole.

Clairement documentaire ce film mérite des critiques cinématographique que je ne saurais écrire. Loin d’être parfait, parfois trop brouillon et se perdant dans les détails, il à le mérite de renseigner ceux qui sont encore peut éclairés. Sans vouloir faire du militantisme, ce film montre une écologie concrète et en pleine essor. D’après les dires de M. Pierre Rabhi qui a animé la conférence post-projection, certains pays d’Afrique, où l’association « terre & humanisme » a apporté son soutien, se tournent vers cette « nouvelle » agriculture.

Une petite critique pour la forme :

Je ne suis pas convaincu que le titre soit bien choisi. Les solutions exposées contribueront, à mon avis, plus à un désordre du commerce mondial et du capitalisme et pour moi, quand le capitalisme bat de l’aile, c’est plus une remise en ordre. L’autre bouleversement sera de réordonner nos sols, notre terre, notre monde à nous : celui de la liberté, de l’indépendance et de l’épanouissement.
Mais ce n’est qu’un point de vu ;) .

Ah oui, j’oubliais, pour info : je suis fils d’agriculteur.

2 Comments

  1. A tout hasard, pas encore vu le film, un lien vers la terra preta, elle semble moins adaptée aux conditions européennes (mais le Japon l’utilise officiellement, le climat n’y est pas si différent).
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Terra_preta

    http://activart.com/notre-monde/terra-preta-fertilisation-stockage-co2-sols-pedogenese.php

  2. Point de vu interressant, a méditer. Personellement, j’essayerais d’aller le voir, je pensais au debut que ca risquait d’être trop militant justement, et donc interressant mais gonflant. Je vous redirai!

    A plush

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