Le Brésil est toujours favori pour gagner la Coupe du Monde. Mais le coach de la Confédération Brésilienne de football s’appelle…Dunga. En Français, cela signifie simplet, l’un des nains du classique de Disney « Blanche Neige ». D’après Wikipédia, un membre de sa famille lui a légué ce nom car ses oreilles ressemblaient effectivement à celles de Simplet.

Officiellement, Dunga s’appelle Carlos Bledorn Verri. Sur les 23 joueurs qu’il a sélectionnés, 19 jouent en dehors du Brésil, et la plupart de ces « légionnaires » jouent en Italie. Récemment, des fans et des médias brésiliens ont commencé à se plaindre de la couleur de cette sélection, composée de superstars à hauts revenus : est-ce vraiment la meilleure des manières de participer ?
Adriano, milieu offensif, qui a fait jaser à l’Inter de Milan et qui a été réprimandé par Dunga pour ses excès alcooliques, reste pourtant dans l’équipe; il joue en ce moment au Flamengo de Rio mais manque de pratique. Robinho, qui a gagné le prix « top of the flops » (c’est dire…) par les journalistes sportifs britanniques, après avoir été transféré du Real de Madrid vers Manchester City pour 50 millions de dollars, est lui aussi de l’aventure. Robinho essaie de revenir en étant prêté par Manchester au club Santos où il s’est fait son nom : il est désormais payé 100 000 dollars par match, la moitié de ce qu’il gagne à Manchester.
Mais le plus grand débat concerne la non sélectin de la superstar du Milan AC Ronaldinho. Beaucoup de Brésiliens le considèrent encore comme le meilleur joueur (grâce aux récompenses de la FIFA notamment). Mais Dunga garde en mémoire son manque d’inspiration lors de la coupe du monde 2006.
Le semblant de tolérance de Dunga pour le style de vie de ses joueurs est en contraste total avec son prédécesseur, Luiz Felipe Scolari, le dernier coach à avoir ramené la Coupe en 2002. Il donna par exemple à chaque joueur un exemplaire de « l’art de la guerre » de Sun Tzu;
Mais la Coupe du Monde 2006 marqua un revirement d’attitude insufflé par les propriétaires de clubs, par les managers et par les joueurs de la FIFA. Des grands joueurs internationaux ont raillé les méthodes de Scolari et ont milité pour un style plus souple de coaching, donnant aux joueurs plus de liberté sur le stade et en dehors. Des managers superstars comme Arsène Wenger ont émergé jusqu’au point de devenir la référence. Il déclara d’ailleurs qu’il base sa stratégie « sur ce que les gens disent dans les pubs ».
En échouant en 2006, Scolari était donc remplacé par Dunga, inspiré par le modèle Wenger. Il est parvenu à passer outre son image de joueur dur quand il était le défenseur de la Selecao et la star de la Fiorentina italienne.
Le mélange de Dunga entre des bottes en métal armé et des coudes de velours caractérise bien l’état du football mondial. On pourrait effectivement spéculer sur le fait que le jeu est devenu plus physique et théâtral alors que les 200 millions de fans brésiliens parlent des arbitres comme de la pègre au sifflet (apito).
En considérant que les prix des places au stade augmentent énormément au Brésil et en Argentine et que le foot devient un jeu de télévision, alors que les salaires eux stagnent, on comprend bien pourquoi des équipes comme Palmeiras ou Boca Junior exportent leurs joueurs stars comme on exporterait du café à fort prix pour générer du profit. Néanmoins, des joueurs avec un peu de bon sens et de bons agents peuvent demander des salaires plus forts sans oublier les principes de Scolari, qui avaient permis de gagner la Coupe du Monde. La notion de fierté et d’honneur de représenter sa nation peuvent rapidement fondre en arrière-plan.
19 des joueurs brésiliens jouent à l’étranger, la majorité en Italie. 18 de l’équipe argentine jouent à l’étranger, la plupart en Italie. 15 de l’équipe française jouent à l’étranger. L’équipe anglaise n’a pourtant qu’un joueur, Beckham, qui joue en Italie.. Mais l’équipe anglaise a un coach et un assistant italien ! La route vers la coupe du monde 2010 passe-t-elle donc par Rome ? Y a-t-il une magie « sociale » en Italie indispensable ?
Dunga a déjà raflé la mise : la presse brésilienne rapporte qu’il est en négociation avec son ancien club, la Fiorentina, pour devenir son coach après la Coupe du Monde.
Dans le même temps, Luiz Felipe Scolari, coach lâché par Chelsea l’année dernière, reste pourtant le coach le mieux payé du monde ( 19,7 millions de dollars par an) en tant que manager de l’équipe de Bunyodkor (Tashkent), champion de la Ligue d’Ouzbékistan (stade de…8000 sièges). Il pense d’ailleurs que Dunga peut produire une équipe « harmonieuse » afin de gagner la Coupe du Monde. Ceci étant, « Big Phil », dont les parents sont d’origine italiennes, se balade désormais sous passeport…italien.
Allez savoir.

3 Comments
Beaucoup de raccourcis et de non-dits…
Je vois pas trop le rapport entre Dunga et Wenger non plus, et encore plus avec ce que disent les gens dans les pubs…
Il s’agit d’un commentaire sportif, pas Sartre sur Flaubert. Quant à ce que Wenger a dit, il l’a dit. Peut-être que vous pourriez écrire quelque chose vous-même et la poster ici, à Tout Ca…merci de partager votre point de vue. PLH
Oui, c’est vrai que je n’ai pas trop développé…
Mais je prends note pour écrire une note
Par contre je suis toujours curieux sur ce qu’a dit Wenger, si vous avez toujours les sources.