Palettes de printemps

Réchauffement climatique dans nos petits cœurs gelés par un hiver beaucoup trop dur et beaucoup trop enneigé : c’est le printemps.

Attention hein, rien n’est gagné, il devrait se remettre à faire très moche d’ici 2 ou 3 jours (oui, on fait rubrique beauté + météo histoire de rentabiliser l’article) mais nous sommes sur la bonne voie les enfants, les verres de vin blanc moelleux en terrasse après le travail seront bientôt notre quotidien !

En attendant de pouvoir courir à moitié dénudés dans les champs en compagnie des papillons, les marketeux des marques de cosmétiques l’ont bien compris : l’entrée dans le printemps nous rend faibles. Faibles dans le genre « je fais preuve d’une incapacité quasi inhumaine à résister à l’achat. C’est pas moi, c’est le soleil ».

Point info : le soleil a bon dos pour justifier la fièvre dépensière et fera office d’excuse crédible jusqu’à ce que les huissiers viennent saisir vos meubles, vos organes, ou pire, vos sacs à main.

Revenons-en à nos marketeux, donc, cette espèce fourbe qui veut notre mort et nous le prouve chaque saison en créant des packagings plus attrayants les uns que les autres. Ce printemps le marketeux a encore frappé, usant de diverses techniques fallacieuses pour faire fondre notre discernement comme un rouge à lèvres au soleil (horreur !) (le soleil, encore lui, responsable de tous les maux de l’Humanité.)

Étudions les palettes d’ombres à paupières de ce printemps avec attention :

Ombre éclat 4 couleurs, Collection Cherry Blossom Guerlain, 47€

« Des couleurs bucoliques à mixer sur les paupières au gré des envies » dit la présentation de la palette. Ah ben oui, c’est beau. Mais deux séances de maquillage plus tard, la perfection des motifs est ruinée à jamais. Infamie.

Délice Fruité, Clinique, 25€

5 couleurs Dentelle, Dior, 50€


Le teint, maintenant (tout le monde suit, ça va ?) :

Poudre Délice Fruité, Clinique, 32€


Empreinte, poudre éclat illuminatrice, 55€


Poudrier Dentelle Dior, 53€


Les blush, pour finir (ça se complique) :

Blush éclat Cherry Blossom, Guerlain, 39,70€

« Une flânerie matinale dans un jardin encore humide de rosée », parait-il.

Blush Y-Mail (oui le maquillage se fait 2.0) Yves Saint Laurent, 47€

Tissage Chanel, blush duo effet tweed, 38€

Conclusion : ton cœur saigne et tu les veux toutes, quitte à faire des passes pendant un mois pour les payer. C’est normal, ça fait toujours ça. Deux solutions s’offrent alors à toi, victime quotidienne de la vilaine société de consommation :

1) Positiver, aimer la vie, chanter la vie, n’être qu’amour et s’accorder sur le fait que les marketeux sont nos amis, il faut les aimer aussi.

2) Réagir de manière humaine (et un peu violente) en exigeant sur un piquet la tête du premier marketeux qui aura l’outrecuidance de passer à moins de 5 mètres.

Maintenant on choisit son camp et on se range en deux files bien distinctes.

P.S : moi j’ai choisi l’option de la haine, qui en est ?

3 Comments

  1. Qui achète la moche palette Guerlain? Qui achète ces palettes qui ne ressemblent à rien au bout de 3 utilisations? A moins d’être collectionneuse frénétique et d’aimer les afficher intactes ou d’être faible et de ne pas savoir résister à tous ce marketing, je sais pas…
    J’aime pas les marketteux.

  2. Non mais elle est BELLE. Par contre va choper UNE couleur sans mélanger les autres…mission impossible.

  3. voui, Spike a raison, au bout de trois utilisations ça devient rose normal ou beige normal … nude quoi.

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