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« Ca m’éneeeeerve…. Tous ces annonceurs locaux qui font d’la mer** »
Vous ne comprenez pas pourquoi ? Moi non plus… Apparemment, le bijou serait un droit à réclamer. On vous le dit içi, et là et là, et encore là. Comme si la femme Libanaise jouissait déjà tous ses droits. PAUSE. Ca m’énerve!!!
Une discrimination certaine, dans les lois et les pratiques, existe toujours à l’égard de la femme libanaise, qui peine à acquérir certains de ses droits fondamentaux (dont le premier est celui de ne pas pouvoir transmettre sa nationalité à ses enfants). Et voila que le Joaillier Moukarzel se permet aujourd’hui de nous présenter le bijou, comme étant aussi un droit… Bijoux v/s Droit : visiblement deux mots sémantiquement très opposés. Pourquoi placer la femme dans une telle position de soumission ? Si elle veut un bijou, qu’elle aille se l’acheter elle-même, et pas besoin de le réclamer…
Mais comment leur faire changer de d’optique ? Comment les faire sortir de cette logique superficielle et de ce raisonnement futile? Ceci est-il réellement possible?
Un exemple tout récent, celui d’Exotica, leader incontesté du marché de la vente de fleurs et de plantes au Liban nous montre qu’il est possible de modifier sa campagne de pub et qu’il est même très fortement recommandé de le faire si celle-ci n’est pas bien accueillie par le grand public. L’enseigne avait récemment sorti une campagne de publicité à l’occasion de la fête des mères (qui correspond au premier jour du printemps au Liban).
Cette campagne a récemment été modifiée et réadaptée tout simplement suite au mauvais feedback de l’ensemble la blogosphère libanaise.
Une seule règle qui revient encore et toujours (on ne le répétera jamais assez) : transparence, honnêteté, intégrité mais surtout écoute. Une grosse première pour une marque nationale qui a su se montrer dynamique et ultra réactive. Le Joaillier Moukarzel osera-t-il franchir le pas ou restera-t-il sur ses positions à vouloir imposer à toutes les femmes le droit de réclamer un bijou ?
Affaire à suivre…