En bref, puisque « ça m’énerve » est le thème parfait pour s’insurger contre ce que la vilaine industrie cosmétique nous fait subir quotidiennement sous couvert de notre consentement implicite (ne niez pas), ça m’énerve :
La tyrannie du maquillage quotidien.
Tu la sens, la haine engendrée par une mauvaise expérience personnelle ? Tu la vois arriver, la crise d’hystérie provoquée par la remarque pernicieuse d’un individu malveillant ?
*Brève interruption durant laquelle la rédactrice de ce formidable article absolument hilarant respire et reprend ses esprits*
Donc, anecdote. Mise en situation : tu es une jeune fille bien sous tous rapports, qui fait l’effort surhumain de se maquiller convenablement chaque matin. Peu importe que tu te sois couchée à 4h, hoquetant «je suis pas bourrée, NAN » et qu’il soit 7h, tu fais bonne figure quoi qu’il arrive, ou plutôt tu te fabriques figure humaine grâce aux artifices mis à ta disposition dans les commerces. Et ce tous les jours.
Et puis un matin, un seul dans l’année, tu n’as pas envie de te maquiller. Pour une raison quelconque, là n’est pas la question, mais toujours est-il que tu fais la grève du maquillage un UNIQUE matin de l’année. Et là, arrivée au travail, ton collègue, le fourbe te dit « tiens, tu as fait l’impasse sur le maquillage aujourd’hui ».
Ok, passe encore. Cela peut même passer comme un compliment quand le Malin, constatant ton air renfrogné, ajoute « mais ne te vexe pas, ça veut dire que je te regarde ». Bien tenté. Ce qui ne passe pas, ce sont les 10 jours suivants pendant lesquels il te dit, à chaque fois qu’il t’aperçoit « ah tiens, tu es maquillée aujourd’hui ».
HAHA très drôle, mec. Next.
Les prix produits improbables.
A.K.A les tarifs qui te font hurler « où sont les caméras ? ». Par exemple, pour ne pas le citer, le baume à lèvres Maya de Chloé, qui coûte la modique somme d’un bras de 81€ les 10ml. Oui, 81€ le baume à lèvres. Ou alors la Crème de la Mer, qui est « ô formidable, ô trop bien, ô c’est super » selon la légende, et ne coûte que 120€ les 30ml. Nous disions les caméras. Où sont-elles ?
L’odeur des auto-bronzants.
Hypothèse : un jour, autour d’une table, les Kings de la Cosméto se sont réunis et ont dit : « ok, on va inventer un truc qui va permettre aux Pintades d’être bronzées toute l’année, ça va nous rapporter un maximum de blé. Par contre, les Pintades, on les connaît, dès qu’elles sont un peu bronzées, elles commencent à se sentir trop en confiance, et après elles font de notre vie un enfer. » A ce moment là, dans l’assemblée, un sombre connard a levé sa main : « on n’a qu’à faire des auto-bronzants qui puent, comme ça elles ne pourront pas trop la ramener ! »
Depuis, les auto-bronzants sentent une vilaine odeur de souffre à dix kilomètres. Fin de l’histoire.
La vague « saine » des produits qui te feront supposément du bien dedans ton corps.
Enfin ça, c’est encore un coup de nos perfides amis marketeux. Ces produits sont censés te faire du bien, voire te rajouter du temps d’espérance de vie, si on en croit le message subliminal lancé par les publicités vantant leurs multiples mérites. Parce que bon, faut pas déconner, l’industrie cosmétique, celle-là même qui a incrusté 10 tonnes de parabens au centimètre carré sous nos peaux pendant des années, se sent aujourd’hui investie d’une mission de Santé Publique. Exemple actuel : la gamme minérale de Garnier avec « de la minéralite issue de roche volcanique » dedans. Comme ça, l’air de rien, ça en jette. Le packaging vert et blanc suggère d’une subtilité sans précédent le bien-être, la nature, la pureté, bref, tout ça quoi.
Sauf que la vague pseudo saine, si 10% de la population est dupe, c’est déjà bien. Mettre un déodorant à la minéralite (mot inconnu de tous les correcteurs d’orthographe recensés à ce jour, soit dit en passant) n’allongera pas votre temps de vie. Non, mettre un déodorant à la minéralite ne compensera en rien ce paquet de cigarettes et cette bouteille de vodka que vous vous envoyez chaque soir. La vie est une garce (les déodorants aussi).
Les mecs qui ne comprennent rien aux cosmétiques.
Le mec vers qui tu te tournes, affolée, désespérée, disant « ok donc j’ai un sujet beauté sur le thème de « ça m’énerve » à rédiger, t’as des idées ? » et qui te répond « t’as qu’à parler des bas qui filent, c’est énervant, ça ».
La semaine prochaine, on apprendra donc la différence entre la lingerie et les cosmétiques.


1 Comment
Je ne dirai qu’une chose: \o/