Journaliste ! Arrête ton buzz je t’en prie !

Petit mot d’humeur à l’encontre des journalistes. Pas tous hein ! Mais quand même.

Ce matin, j’écoute France Info. Après être passé sur France Inter, après avoir regardé divers flux digitaux, après avoir bu 10 cafés. Après avoir regretté de ne pas être abonné à un média papier, car bon sang, j’ai l’impression de décrépir à force de lire des SMS de news.

Or donc. Chronique à 10h et quelques minutes qui revient -encore- sur le tollé -encore- de ce diable de Mélenchon qui a donné un petit coup de savate à un étudiant en journaliste -ouille, ratatouille- et qui en a profité pour lever un discours digne des pages du petit Poujade : salauds de médias corrompus au grand capital !

Donc déjà, Mélench’ nous la colle en 4 par 3, en ondes radio, en digitales et en télévisuelles. Ca hurle au complot, à ces salauds de journalistes qui décidément sont toujours à la recherche du sensationnel. Très bien.

Dans tout ça, il y a ces fameuses rubriques qu’on voit poindre, ici et là, et qui s’intitulent (toutes à peu de chose près) : qu’est-ce qui a buzzé sur la toile cette semaine ?

Et qu’entend-on sur les ondes de France Info ce matin ? Qu’au courrier des lecteurs (le courrier papier et digital hein), et bien les auditeurs commencent à en avoir raz les oreilles qu’on accorde une place aussi importante sur les ondes à des phénomènes médiatiques périmés.

Alors quoi, les auditeurs seraient-ils de mauvais poil ?

Ou bien.

Ironie et farce de l’information : c’est comme si on assistait sur une place de marché à une manifestation grandiose, qu’on interviewait des passants et qu’on demandait une semaine plus tard aux-mêmes passants si la manifestation avait effectivement eu lieu. Au mieux, le passant en rigole ; au pire, il se demande si vous êtes vraiment journaliste. Ou alors c’est une expérience psychiatrique, mais c’est une autre histoire.

Alors journaliste, arrête ton buzz 2 minutes. La bonne nouvelle, c’est qu’on a compris que tu étais sur internet. Cool ! Tu es un média MODERNE !

Mais je t’en prie, écoute un tout petit peu ton auditeur : il t’aime bien tu sais, il voudrait juste pas que tu ne confondes pas information et déformation professionnelle.

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A propos du chroniqueur

Communicant consentant. Infâme contestataire socialisant. Sans-carte assumé. Ancien accro à l'Ayer's Rock et photographe freelance à ses heures. Schyzoblogueur. Connivences avec les Gônes, les Grecs, les Ardéchois et les Européens convaincus. A fait des Grandes Ecoles mais ne trouve pas ça sale. Directeur de la Rédaction.