Marre de cette com là…

Ca peut plus durer ! Quoi ? Vous allez le savoir…mais déjà votre attention est activée… Figure de style oblige. Formule aussi choc que toute faite…  Finalement, non, votre attention retombe en même temps que l’analyse humaine prend le pas sur le cerveau reptilien qui sommeille: accroche trop convenue, donc annonciateur d’un contenu plat…

Ca ne peut plus durer justement. Quoi ? La standardisation en marketing comme en pub. Ouh là : le débat n’est pas nouveau… En même temps, il n’a jamais été autant d’actualité (encore une formule toute faite mais promis j’arrête). Le préambule est intéressant : il permet de montrer que les formules toutes faites fonctionnent un temps mais impliquent peu au final… Ce temps même se raccourcit. Les publics compulsent des infos, des émotions, des advertainement, des infotainment, comme l’agriculture de nos sols : de plus en plus en surface…

A peine a t-on fini le temps de la pub et de ses excès sur le média tv, qu’on essaye de l’exporter sur Internet. Non sens ! Internet n’est pas l’outil qui change. Il révèle de nouveaux usages, donc de nouvelles attentes. Malgré ce que l’on pense, les publics évoluent : plus d’interactivité, plus d’humain, plus d’expérience, plus de possibilités de progrès offert. Le display est par exemple une aberration qui fait croire aux décideurs qui souhaitent des outils pour « activer » des clients… qu’ils peuvent l’obtenir. Il faut se rappeler que Daniel Bouton croyait que ses experts mathématiciens (qu’il ne comprenait pas) le garantissaient des risques financiers. Dans toute science humaine, le credo n’est jamais très loin… et l’emporte souvent sur la rationalité.

Pourtant, l’humain s’intéresse souvent plus à l’humain, à ce qui l’inspire, le sort de son ordinaire et lui offre une perspective. Leçon simple mais authentique. Avec un outil bien pensé, on crée une culture pour des années : le guide Michelin pour enrichir l’usage de la voiture, le Tour de France, évènementiel de l’Equipe naissante, le Festival de Cannes comme outil bilatéral de promotion tant de la culture française que du tourisme azuréen… A quoi serve des tonnes de communiqués de presse, de flyers, de spams quand une expérience bien pensée peut permettre de fédérer? Pourquoi interrompre et polluer quand on peut offrir de construire et relier? Stupide? Pas tant que ça au regard des évolutions récentes des métiers…

Par croyance, la com s’arroge trop souvent le droit d’interpeller, de choquer de brusquer sans construire. Et cherche ensuite à impliquer et engager sans lien avec la première phase. Or, l’effet d’intrusion n’a qu’un temps. La création de mouvement sans proposition ne dure pas. Le cas Sarkozy l’illustre actuellement parfaitement. L’humain est souvent paradoxal. Encore plus dans une période chaotique et pulsionnelle. Mais, il n’en demeure pas attentif à un discours et des propositions qui lui permettent de s’installer dans la pérennité. On parle beaucoup d’écologie depuis quelques temps. L’ère de l’outil consommatoire a fait son temps. A quand une vraie communication basée sur le développement durable de l’individu?

(crédit photo: Flickr – Jeff Safi)

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