« On vit avec la peur »
J’arrive à Victoria, station de métro après Omonia, accompagnée d’un journaliste Grec et d’une amie française.
Nous retrouvons trois sénégalais, rencontré une semaine plus tôt dans le tram.
Ils m’avaient, rapidement, à ce moment là, parlés de leur situation actuelle en Grèce.
Je connaissais déjà brièvement la situation des immigrés mais sans vraiment me rendre compte ce que pouvait être leurs vies.
En général, nous reconnaissons les sans papiers sans problèmes, ils sont dans la rue avec leurs draps remplis de lunettes, sacs, et autres babioles. On les reconnaît également car lorsque la police arrive, ils replient leurs draps et courent. « Si ils t’attrapent il te fond signer des papiers, tu ne comprends pas la langue, tu ne sait pas ce qu’il y a d’écrits, et après il t’enferme. »
B.D. 39 ans, en Grèce depuis 3 mois.
M.D. 23 ans, en Grèce depuis 1 an.
I.G. 24 ans, en Grèce depuis 9 mois.
I.G est « privilégié » car il a des papiers Italiens.
M.D, lui, a une carte rose (demandeur d’asile), il l’a obtenu en mai ou juin, « C’était encore facile à ce moment là. » Mais il a eu de la chance, car pour obtenir une carte rose, il faut parfois attendre six mois.
B.D, n’a aucun papier.
Ils nous racontent leurs histoires, simple, ils ont fait des études, ils ont leur bac, un travaille en Afrique, ils ont de l’argent et puis ils croient à l’eldorado de l’Europe. Ils se disent que la bas ils gagneront plus d’argent, qu’ils pourront aider leurs famille en leurs en envoyant. Ils vendent tout pour atteindre la Grèce.
« 1000 € pour venir » ; « De nuit, dans des petits bateau, des zodiaks, je suis passé par Samos, il y a un camp de refugiés la bas, et après tu repaye pour atteindre la Grèce. » B.D
Et si tu veux atteindre la France ? « C’est cher, c’est des avions privés et bateau. »
« On a un problème d’intégration », ils aimeraient travailler honnêtement, mais ils ne peuvent pas. Alors ils vendent des sacs dans la rue, qu’ils achètent à des magasins, « aux chinois ».
La police lorsqu’ils les arrêtent leurs font payer 1000 € d’amendes et confisquent leurs stocks, comme tout autre pays le ferrait, cependant, ils ne comprennent pas et l’expliquent :
« Même si on ne paye pas de taxe, quand tu vends des sacs, tout ce que tu gagne tu le laisse ici : le loyer, l’eau, l’électricité, le téléphone… »
« C’est de leurs fautes si on vend des sacs, c’est eux qui autorisent les chinois à ramener les sacs et à les vendre en boutique. »
Il n’y a pas de soutient entres communautés, visiblement ils ne se mélange pas, chacun ce bas pour sa place :
« Les autres communautés qui ont des papiers et qui vendent, si tu vends à coté d’eux ils appellent la police. »
Comment voient-ils leurs avenirs ?
« C’est pas un pays d’avenir » I.G après 9 mois en Grèce rentre au Sénégal, par avion et en toute légalité .
M.D en Grèce depuis 1 an, y croit. Et veux rester, il espère que cela changera.
B.D, reste pour le moment, et grâce aux étudiants Grecs* il pense que cela peux changer et pourquoi pas que sa situation deviendra « normal ». De plus quand on est sans papiers : « C’est très facile de rentrer en Grèce, mais pas de sortir. »
* Un groupe d’étudiants Grecs, aident énormément les sans papiers, ils leurs donnent des leçons de Grecs, leurs parlent des lois, et leurs disent quoi faire en cas d’arrestation. Ce vendredi, ils organisent une grande manifestation, espérant que beaucoup de Grecs et étrangers ce joindrons à eux pour lutter contre le racisme. Le rendez vous à lieu à la fac d’économie, métro Victoria, pour les motivés, chaussés vos baskettes ! …
Pour info situation des immigrés en Italie, c’est partout tout-ça !
http://www.fasozine.com/index.php/editorial/editorial/2088-rosarno-pas-de-pitie-pour-les-migrants



1 Comment
je veut ramener une personne de grece a paris mais il a pas de papiers
que faire