La crise. La vie. Les vraies. A tout âge son lot de tourmentes, de questionnements, de remises en question. A la crise d’adolescence, succèdent la crise de la trentaine, de la quarantaine, de la cinquantaine, toutes les dizaines, sans compter qu’à tout moment, la crise existentielle nous guette à chaque talus.
Les vingtenaires même ne sont pas épargnés, à l’âge où l’on a encore toute la vie devant soi (il parait) et où l’on devrait suivre son instinct sans peur et sans reproche. Et pourtant, pourtant, la crise (de nerfs ?) n’est jamais très loin. Une crise où se mélange l’angoisse de ne pas trouver de réponse à ses questions (qui suis-je virtuellement, où vais-je surfer aujourd’hui, que vais-je twitter?) et celle de voir se brouiller les repères, dans un monde à la frontière de l’adolescence et l’âge adulte.
25 ans, les premiers cheveux blancs (ou la même sale peau qu’à 14 ans), l’envie de conquérir le monde et les prises de consciences en guise de coups de points, de coups de pression dans la figure. Se rendre compte que les saisons s’écoulent plus rapidement qu’en CM2, que les amis du collège (même les moches) se marient et font des gosses, l’apprendre sur Facebook, faire le ménage dans ses amis, compter les vrais sur les doigts d’une main, s’engager sentimentalement ou profiter de la folle jeunesse pour bouffer des brochette de romances, rire du stagiaire qui, du haut de ses 20 ans n’a même pas connu Dorothée, regarder un épisode des Chevaliers du Zodiaque au réveil, payer ses impôts à la fin de l’année, aimer la douceur d’une madeleine de Proust, se confronter à la rugosité du monde du travail.
L’entre deux-âge est propice à la contradiction, et la crise se réveille lorsqu’on ne sait plus très bien où l’on se situe. S’il faut tuer ce con d’enfant pour grandir sans heurt, ou ne garder de lui que les rêves éveillés, le piller pour ne pas sombrer dans l’amertume des adultes pétris de doute et de désillusions.
La vingtaine est un générateur de deadlines. Se casser d’ici avant 30 ans, gagner plein de pognon avant 30 ans, trouver un sens à sa vie avant 30 ans. Comme si la vingtaine était un tremplin et que la trentaine et plus étaient le climax d’une vie qui ne connaitrait le déclin qu’à l’atterrissage final.


4 Comments
« que la trentaine et plus étaient le climax d’une vie qui ne connaitrait le déclin à l’atterrissage final »
En même temps, c’est pas faux…
Ben, la chute est pas très gaie. Mais pour moi la crise de la vingtaine, c’est de savoir qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de cette pute de vie…
Je crois que c’est pour ça que certains font des gamins. Ca occupe.
Merci pour le poisson d’avril, je veux retweeter l’article « la crise de la vingtaine » avec la Share Toolbar et je retweete « les plus belles fesses » du monde. Ca pourrait être moyen pour mon personal branding
!
Plutot que cette toolbar, je recommande d’ailleurs plutot DiscUS qui permet de retweeter le commentaire.
Comme toute crise, c’est une opportunité de changement. A 25 ans, j’essaie de la vivre comme cela. Cette crise est certainement la première aussi difficile à vivre d’où la difficulté à bien la vivre. Mais je me plait à penser que rien est impossible
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