ARTICLES LIÉS
No related posts
DERNIERS COMMENTAIRES
- Carine BROCHET: Je vis sans télé depuis un peu plus trois car pour ma part c… on Une vie sans télé, oui, et alors ?
- Milena: Non, je suis pas une demie libre parce que j’ai cmnoem… on Garden party de la France de l’Ouest. Ou l’inverse.
- GD: cet article me fait penser à cette chanson des troublemakers… on La seule vraie promesse électorale : la nôtre
- Turner: Avez vous le numéro de Hype Means Nothing ? Car ils m'ont en… on Hype Means Nothing – La marque du paradoxe
- patrick tréguer: Super initiative de nous parler de jeunes artistes. Cela per… on Illustratrice le jour, artiste numérique la nuit, Miss Uh!

Com: un « dream »
« C’est bon ça coco ». Le communicant aime les phrases qui claquent. Qui habillent ses recommandations et rassurent ses clients. L’armure de slogans est bien utile pour être « validé » en tant que communicant, tant elle alimente une culture de solutions relationnelles pour entreprises en mal de contact.
Une des premières addictions dans le monde de la com… vient des communicants elle-même. N’y aurait il que des Octave Parango, littéraires décomplexés shootés aux magazines de mode ? Non, pas exactement. Mais la facilité a le mérité d’être doublement acheté : et par les créatifs en mal de reconnaissance, et par les clients en mal de relation avec leurs publics.
Un certain nombre de professionnels y cède bien malgré eux. Mais, la pression est palpable. Et un communicant est souvent drogué à la séduction, à la facilité relationnelle qu’il porte comme une croix personnelle aussi bien que comme une carte de visite nécessaire.
Voilà pour le classique.
La loi de Moore a son lot de pénitences. En doublant tous les 6 mois les capacités de ses processeurs, l’industrie High-tech a participé à l’accélération des modes de vie et transformé la communication en fast et hyper. Avec Twitter, iPhone, Google et consors, il faut savoir réagir vite, être branché en permanence, montrer qu’on suit et qu’on répond aussi en temps réel. La qualité de néo-communicant est évaluée à la récurrence et la densité de l’empreinte digitale et physique. La pertinence d’analyse vient souvent de la distance ? Raté, il faut « aussi » être réactif (c’est comme ça, coco). Et tant pis, si la qualité y perd…
Autre idée, autre culture : les fondateurs de Google et Facebook disent que les individus aujourd’hui n’ont pas à avoir peur de la transparence. Au contraire, « l’ère de la vie privée (est) révolue et nous vivons une époque d’exposition n’inquiétant que ceux qui ont des choses à se reprocher” (via Guillem Fouetillou). Voilà un nouveau conditionnement qui débouche déjà sur de nouvelles addictions : drogue sociale et transparence obligatoire. Les communicants sont aussi les premiers touchés. Il faut savoir alimenter sa marque personnelle en mettant en scène sa propre vie… tout en gérant ce qui peut rester anonyme.
Dans une économie de plus en plus relationnelle et un monde de marques personnelles, les communicants ont une belle carte à jouer. A condition de ne pas sombrer dans les affres croissantes des addictions qui les menacent. Comme disait Jordy, « Dur, dur… ». (damned je suis fait !)