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Et si notre ego était notre faiblesse ?
Deux jours après notre journée nationale de commémoration de la mémoire, je vous propose de prendre un peu de temps pour faire le point.
Toutes les horreurs de notre passé nous les connaissons, seulement nous ne les avons pas vécues.
Mais qu’elle était le ressenti d’une société esclavagiste ? Personne ne le sait réellement.
Nous faire part de nos erreurs sur fond de culpabilité, est ce bien utile ? Réfléchir c’est mieux.
Pourquoi l’Homme a-t-il eu l’impression d’être supérieur à d’autres ? Nous sommes aussi l’Homme.
L’enrichissement de nos idéologies nationales par les erreurs du passé est il vraiment avéré ? Pas si sûr…
Aujourd’hui, l’esclavage a pris une autre forme mais est toujours présent. Quelques petits exemples :
–>Qui achète des I-Pod ?
–>Qui va voir les filles de joie pas chères ? (je ne parle pas là de la polémique du moment)
–>Ne me dites pas que vous n’allez pas chez Carrefour. Sans vouloir faire l’alarmiste
–>Ont-ils réellement eu une reconnaissance à la hauteur de leurs sacrifices ?
L’esclavagisme est toujours d’actualité. Il est formalisé, technocratisé et légitimé. Nous ne le considérons pas en tant que tel et sommes très contents de tous avoir une télé à 200 euros quand il y a 50 ans on pouvait toujours se brosser. Les négriers c’est nous et notre soif de consommer irraisonnée.
Dans 100 ans commémorera-t-on aussi l’esclavagisme d’un autre temps ou serons-nous nous-mêmes devenus les esclaves d’autres ?
Les plans d’austérité auxquels sera bientôt soumis la France (sous une autre dénomination bien sûr) posent la question.
Un beau jour à force de trop se regarder le nombril, le réveil sera difficile.