DERNIERS COMMENTAIRES
- xul: La seule démocratie la vraie"le tirage au sort de l'assemblé… on Islande : info ou intox ?
- Mathieu Lamour: Bonjour, Je vous remercie de m'inviter à tout cela et espère… on Islande : info ou intox ?
- Leuchat: Commentaire édité après correction de l'article, merci ! Au … on Islande : info ou intox ?
- Vico: Article très intéressant, Je commence mes recherches de colo… on De l’art de trouver une colocation à Buenos Aires
- Maeva JOSSE: Antoine je t'aime.… on Ca marche comment l’amour en Argentine ?

Le bal des cantatrices
Last but not least, il serait dommage d’oublier cette semaine nos amis politiques, tout sauf humbles représentants de citoyens, candidats favoris au palmares des ego d’or.
La vie d’un politique n’est certes pas facile. Les évènements pleuvent, l’opinion interpelle, les crises surviennent. Pourtant, les politiques restent de marbre dans leur gestion d’image. Fort de leur position, ils se distinguent par leur capacité à surnager, et à rebondir. A l’heure où la société civile s’apprête à souffrir longuement partout en Europe, les politiques donnent dans le bal des comédiens en prenant la posture du capitaine face à la tempête.
Deep acting contre surface acting? Comme disait Lee Strasberg, l’important quand on est acteur (celui qui agit), il convient de laisser les émotions se diffuser en profondeur pour saisir la vérité d’une situation. Cela nécessite souvent un vécu au contact des évènements. Force est de constater que très souvent ce contact se fait par media interposé.
Un exemple? Gérant plus que jamais leur com perso, les ministres répondent dans le JDD , cette semaine, à la question: « Seriez vous prêts à baisser votre salaire? ». La moitié joue la démagogie comme Christine Lagarde qui se dit prête à diminuer ses émoluments (sans préciser qu’elle fait partie du cercle fermé de la finance: ancienne membre du conseil de surveillance d’ING Groupe par exemple). L’autre préfère botter en touche en prétextant que les fonctionnaires ne voient pas leur salaire baisser (Woerth, Tron et Baroin). Evidemment la posture fait sourire, car la capacité de replacement des ministres est évidemment très élevée. Souvent dans des secteurs qui posent question aujourd’hui. Thierry Breton est ainsi devenu « Senior advisor » chez la banque Rotschild entre 2007 et 2008.
Ce jeu de posture est intéressant pour révéler le mal de certains politiques. On mime l’empathie à défaut de l’éprouver. Avant la primaire démocrate de 1968, Robert Kennedy avait passé plusieurs mois et années à parcourir le pays et rencontrer les gens. Une attitude normale pour tout politique. Mais, il l’avait fait avec souci d’humilité et surtout… d’authenticité.
Sans être candide, le métier de politique n’a que peu à voir avec ses principes. Sa médiatisation accélérée l’a rendu encore plus égocentrée car s’appuyant sur un espace de plus en plus virtuel des plateaux de télévision. Entre pouvoir (un peu) et lumière (surtout), la scène politique apparait surtout comme un repère de comédiens en mal d’amour et de reconnaissance, qui a accepté de se détourner de sa mission première pour rester le plus longtemps sur scène.
La démédiatisation (relative) pourrait être un pré-requis intéressant pour toutes campagne: on fixerait un temps maximal de visibilité dans les médias afin de faire concentrer l’essentiel de la rencontre et du débat sur la place publique. Chiche?