Si l’est un italien qui rendrait presque sympathique et tolérant Silvio Berlusconi, c’est bien Umberto Bossi.
A 69 ans, « il senatùr » est l’actuel ministre des réformes italiennes mais également, et surtout, le fondateur et le dirigeant de la Ligue du Nord.
Ce parti, né de l’union de la Ligue Vénitienne et de la Ligue Lombarde en 1989 est l’un des plus xénophobes d’Europe.
Le parti de Bossi, comme son nom l’indique, concerne le Nord de l’Italie et connait un intérêt grandissant. Près de 3 millions d’italiens lui ont apporté leurs voix lors des élections régionales de 2010. La Ligue du Nord a ainsi remporté deux régions et a gagné un peu plus de poids sur la scène politique italienne.
Contrairement au Front National en France, la Ligue du Nord est un parti régional gouvernemental et non d’opposition. Il est le partenaire depuis quinze ans du Peuple de la Liberté, le parti de Berlusconi.
« Il cavaliere » n’aurait d’ailleurs probablement pas gagner les élections sans eux.
Mais à pactiser avec le diable, le président du Conseil Italien se retrouve dans une situation délicate, notamment vis à vis de l’Italie du sud.
A ces débuts, le parti d’Umberto Bossi prônait l’indépendance complète de la Padanie – région du nord de l’Italie, autour du Pô -, c’est aujourd’hui le fédéralisme fiscal qu’ils réclament. Marre que les riches du nord payent pour les pauvres arriérés du sud, voilà en substance leur cheval de bataille.
La Padanie est devenue le symbole de la Ligue du Nord, avec son drapeau, son hymne et même ses médias.
Basé sur une politique ultra-sécuritaire, identitaire et xénophobe, le parti n’en est plus à une provocation près. Dernièrement, des savons ont été distribués aux Lombards et aux Vénitiens afin de pouvoir se laver dès qu’ils touchaient un immigré. Umberto Bossi multiplie les élans racistes en public et les affiches du parti se passent de commentaires.
Depuis 2009, l’Italie a adopté les lois les plus répressives en Europe concernant l’immigration clandestine. Le texte a notamment permis de créer un fichier listant les sans-abris mais également, la légalisation très controversée des rondes de citoyens, non armées, sensées appuyer la police dans les villes. Problème? Ces « milices » ne sont pas sans rappeler les faisceaux de combat sous Mussolini…
Umberto serait-il le fils spirituel de Benito?
Voilà peut-être ce qui unit Bossi à Berlusconi, qui aime se faire remarquer pour ses commentaires sur le Duce. Comme le 27 mai dernier, où il qualifiait de « grand dictateur » Mussolini lors d’une conférence de presse de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe. Ou encore en mars 2003, alors qu’il comparait les déportations sous la deuxième guerre mondiale perpétrées par le dictateur à de simples vacances…
Au final, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre et c’est effrayant.







4 Comments
Bossi a toujours été très pratique pour les Sivlio et consorts.
Néanmoins, la faute aussi à un système très régionalisé qui place les « amis » sur les différents leviers de la société italienne.
les italiens, aussi sympathiques soient-ils, manquent très souvent d’ouverture d’esprit… et c’est de ce défaut dont profite ce parti, avec des slogans caricaturaux et faciles, pour se faire élire… utiliser l’ignorance comme camapagne de conquete politique, c’est cela qui est navrant… et c’est aussi ce que fait Berlusconi… voilà en quoi, selon moi, ces deux-là se ressemblent…
@flou c’est peut-être un tout petit peu réducteur de dire qu’ils manquent d’ouverture d’esprit…le parti de Bossi a par exemple milité largement pour l’Europe afin de pouvoir défoncer le gouvernement italien. Le pb est peut être un soupçon + complexe
Salut,
article très intéressent qui mais rappelle toujours ce que je voudrais pas dans mon pays.Par contre c’est un partie qui vois ca gloire grâce à Berlusconi et pas le contraire, car c’est un petit minorité dans le Nord, qui fais voix à une politique fragmentaire que on a en Italie. Il faut faire attention, car la possibilité en Italie de se lié à des autres parti plus grand, fais-ci que une petite réalité prend trop de pouvoir.
@Flou c’est vrais que Bossi jeux sur l’ignorance (en plus la majorités des personne du nord sont des ex du sud…mais bon.
Comme Italien je puis te dire que je suis très ouvert vers les autres cultures et Pays, il faut pas généralise, faute de faire comme Bossi…Berlusconi jeux sur l’ignorance…oui mais pas seulement des citoyens, mais de la Gauche, qui n’arrive pas à trouver ca place avec un programme concret. Et tu fais quoi dit-donc? Beh tu part comme moi et tu vais vivre en France