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Israël : la rhétorique du pire
Une rhétorique cynique semble vouloir être imposée dans la couverture médiatique de l’affaire du « Mavi-Marmara » où 9 Turcs ont été tués par des soldats israéliens.
D’un côté, la version israélienne ou plutôt gouvernementale israélienne :
A lire ce matin le Jerusalem Post où l’on apprend qu’Israël referait exactement la même chose si la situation se reproduisait :
Et puis de l’autre côté (d’ailleurs, quel côté ? L’UE ? La communauté internationale ? Les étudiants du monde ? ) on voit pointer là une nouvelle fois des hauts-le-cœur moraux : on a voulu tuer des humanitaires sur une « flottille ». « Comme c’est mignon » comme dirait Luc. Et comme c’est désordonné et faible. Car si l’on continue à opposer une question morale au gouvernement israélien, elle ne sera jamais sans commune mesure avec un des principes clés de l’Etat d’Israël : le droit absolu de se défendre. Quitte à faire preuve de disproportion. Quitte à oublier les zones internationales. Plouf.
Pourtant, il est des éléments dont on parle peu en ce moment. Israël n’a jamais été autant divisé. 10 000 manifestants ont défilé samedi à Tel Aviv par exemple. Ou la présence d’associations juives samedi matin dans le cortège parisien. Des gens de tous bords, pas seulement des gens de l’opposition. Des gens déroutés, excédés comme jamais par les positions gouvernementales. Des gens qui osent défiler, quitte à se faire insulter ou prendre pour des traites par une minorité d’extrémistes. Quand des Juifs insultent d’autres Juifs, je peux te dire que la famille va mal.
Alors que faire ?
Au choix :
Triste constat de voir que le droit humanitaire n’est qu’une des branches du droit de la guerre. Ou l’inverse.