Vous connaissez Bimbo le Clown ? Vous devriez : il a du rouge-à-lèvres écarlate, les pommettes rosées et toujours des Churros ou friandises à donner aux enfants. Dans la politique spectacle, il se fait le garant des émissions de divertissement et si le PAF l’invite, il n’hésite pas à nous reverser des tartes-à-la-crème. Jean-François Copé au soir de la déroute des Bleus sur 100% Foot (M6), Eric Woerth et le refrain de « ma femme est une victime« , Martine Aubry au Salon de l’Agriculture où l’on voit autant de journalistes cirer le ON de Solférino et La Boétie que de veaux.
J’en passe et des meilleurs.
Le problème de la plateforme de messages apprise par cœur, c’est qu’elle force l’homme (ou la femme, mais évitons le bâton) public à se cantonner à un temps, à un contexte, à une perception. Rares sont les messages de communicants qui poussent à une révolte, à un changement d’orientation. Le communicant déteste la négation, ce qui conduit le plus souvent à un discours politique plat, « sans risque ».
Le problème, c’est qu’à force d’être ordinaire, le message devient poussiéreux, creux, voire dangereux : l’espace public étant un endroit de pouvoir, ceux qui délaissent la parole agissante la donne en fait à ceux qui n’ont pas peur de la vraie rupture, du vrai extrême.
Pas étonnant que les adultes soient parfois victimes de coulrophobie.
Cette semaine est placée sous le signe du Bullshit, celui avec un grand B. Parce qu’ils nous font rire, désespérer, parce qu’ils arpentent les coulisses du pouvoir.
Go, bibi, go.

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Un édito céphalo-erectogène pour bien commencer la semaine. A ce propos, la PQI te conseille la page officielle de défense et illustration de la langue xyloglotte : http://www.cledut.net/xylo.htm
mais j’adore la page officielle !