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Ces hommes de progrès qui s’oublient
On ne mélange pas l’humour et l’information ! C’est Val, l’ex-directeur de Charlie Hebdo qui s’exprime. Par quelle magie, ce son peut il sortir de cette bouche en particulier, et insulter la raison à ce point qu’elle nous fait basculer dans une 43e dimension?
Les bras m’en tombent comme disait un éditorialiste. Autre chose, que de la logique, derrière cette phrase. Mais quoi?
Val fait penser à ces hommes « de gauche » qui dès le début de l’ère Mitterrandienne se sont fait proposer des postes de direction dans des entreprises publiques. Chargés de mener une stratégie ambitieuse d’intérêt général, ils l’ont peu à peu dévoyé sous l’ambition personnelle et l’habitudes des… petits fours?
Ah…pas facile de vivre au milieu des bals mondains… Le pouvoir et son confort fascinent les plus vertueux. « (Il) corrompt, absolument. », comme disait la philosophe Chantal Delsol. Quand on entend Val…. (soupir).
Le plus drôle, c’est de voir le degré de servilité au pouvoir (une fois en poste) proportionnel au degré de contestation (en marge de ce pouvoir). La bande à Charlie, et « Font et Val » furent de joyeux lurons très provocateurs (et grossiers). Les reproches fait à Guillon, Porte et consors…. ne sont que des pitreries de cour qui feraient bien rire Voltaire, Balzac et Hugo. Val est un Brutus qui s’ignore. Il n’a pas tué César. Il a tué Voltaire qu’il cite souvent. Il l’a tué pour mieux arriver à son but, devenir Iznogoud.
Val a t-il été vraiment un progressiste? Il s’est montré potache pour bousculer le pouvoir. Il faut croire qu’il l’a toujours envié. Tout homme à son prix disait Napoleon. Val a peut être parfaitement compris ce qui se dessinait comme forme de pouvoir. Et a ensuite mis la bonne intensité pour mieux se voir offrir son rêve. Tout homme qui se perd pour le pouvoir est une vraie tristesse. Mais, les progressistes qui y succombent sont les plus grandes tragédies des républiques.
(photo: Dolidon / Flickr)