Edito : si Mathieu Berenholc m’était conté, sur une autre route

En 2007, Mathieu, quand tu sortais avec tes comparses la version française de Vice, tu annonçais clairement la couleur : « la France est une pilule de Xanax« . Et tu n’avais pas franchement tort.

Perdue, la création ? Agressifs, la prise de recul et le refus de convenances ? Sans doute, en ce siècle où faire l’amour passe par un process ajout sur Facebook – messages de remerciements pour la soirée d’hier – chat live – invitation à boire un verre – invitation à mettre un coup – rangement du friend dans la bonne case et allocation des droits – start again.

Si tu m’étais conté, Mathieu, là tout de suite, je pense qu’on serait à moitié comateux, d’une soirée du dimanche – scandaleuse – avec des restes dans les assiettes à base de viande de pierrade et d’aïoli. Le summer time commence toujours avec une mise en contexte, à défaut d’abîme. Je pense même que tu aurais sorti un APN à moitié cassé pour shooter la barrique de vin qui nous servirait de pote en lui promettant de le mettre dans les Do’s & Dont’s.

Je pense qu’on aurait pu prendre un train Corail, parce que c’est plus joli, mais qu’on aurait fini en TGV à partir de Lyon. Pour faire quoi ? On ne sait pas trop mais enfin toi et moi on savait bien que l’important, c’est la route. Et puis c’est tout.

Cette semaine, Tout Ca te dédie ses quelques lignes. On va essayer de te faire sourire, de là où tu es. Parce qu’à défaut d’être friend distingué, tu étais sans doute l’une de ces forces signifiantes. Merci.

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