Une des lois les plus controversées du moment, c’est Hadopi. Le cheval de bataille est pourtant noble : la sauvegarde de la culture. La France, pays rayonnant par sa culture et son raffinement n’a pourtant pas contribué à promouvoir la culture ces derniers temps. Comme on le sait, les financements se font plus rares et se concentrent davantage vers les grosses productions. N’oublions pas non plus que lorsque la France file un coup de pouce à un artiste, il vaut mieux choisir un copain du petit.
Plus de peur que de mal puisque le concert de Johnny du 14 juillet 2009 a finalement été annulé pour cause de restriction budgétaire… Ceux qui s’engagent, même peu, dans la culture comprennent vite que la direction adoptée par le gouvernement est, encore une fois, en faveur des mieux lotis. Hadopi n’est pas le sauveteur de la culture mais de ceux qui la produisent. Que ce soit à la SCPP ou à la grosse blague qu’est l’UPFI (organisation représentante des producteurs indépendants créé par feu Max Amphoux, ancien administrateur de la SACEM, cherchez l’erreur…), on bataille sévère pour faire en sorte que les sous reviennent dans leur poche. Avec Hadopi, la fin justifie les moyens.
Pourquoi la loi Hadopi est dangereuse ? Certains l’expliquent mieux que moi, même si il s’agit de la version 1 de la loi, le fond est toujours là.
Le constat du délit s’appuyant sur l’adresse IP (ce qui vous identifie sur Internet), il n’a plus de légitimité si celle-ci est susceptible d’être usurpée. Ici, une illustration de cette faille.
Un sujet aussi complexe que le flicage des accès Internet est géré par des amateurs comme Christine Albanel.
Certes, cela fait rire d’entendre une ministre dire n’importe quoi mais cela peut aussi faire peur. Pour rire encore, le site jaimelesartistes.fr avait été créé, l’hypocrisie était de mise quand on regardait de plus près les propriétaires, des représentants de pauvres artistes. Ayant oublié de racheter le nom de domaine, le site opposant jaimelesartistes.info a pu le racheter. Ce site s’est donc transformé en un portail anti-Hadopi participatif qui vous donne tous les bons tuyaux pour contourner la loi.
La loi est maintenant appliqué et même si certains comme Free s’en amusent (Hadopi a reçu ses premiers noms… sous forme papier ?), il est encore temps de renverser la vapeur.
Pourquoi le P2P est important ?
C’est le moyen par excellence de se décharger d’une entité supérieure, techniquement : un serveur centralisé. Dans un précédent article, je vous exposais les dangers d’un modèle Internet centralisé. En résumé, centraliser c’est perdre le contrôle de la publication, sa liberté d’expression. La centralisation permet de diriger plus facilement l’internaute vers ce que l’on souhaite. Le P2P, bête noire de l’Internet, est pourtant un des moteurs de la création artistique et encore une fois, d’autres en parlent mieux que moi. Un exemple frappant de l’intérêt du P2P est la création (en cours) du réseau social Diaspora. Voulant dire un gros « FUCK » à Facebook, les créateurs s’appuient sur un modèle P2P pour l’hébergement de nos données personnelles. Parallèlement à cela, hier encore (3 min 32 du zapping du 23/09), j’ai entendu l’histoire d’une française qui venait de perdre un procès contre Google pour une affaire de retrait de données refusé. Le tribunal s’est déclaré incompétent… Les réseaux sociaux nous montrent à quel point il est important de maîtriser ses publications. Égocentrique que nous sommes, ces affaires nous touchent d’autant plus. Si cela peut ouvrir la voix à une compréhension des enjeux qui ne soit plus réservée aux initiés, alors je vote pour.
Diaspora, une solution ?
Certainement pas ! Diaspora répond au besoin de ne plus dépendre d’une plateforme propriétaire comme Facebook ou Google. Pour les développeurs et défenseurs de l’Open Source, c’est une excellente nouvelle, pour la protection et le contrôle de nos données c’est l’inverse. Avec Diaspora, des serveurs maintenus par X ou Y hébergeront vos données. Le combat est donc partiellement gagné, ce n’est plus une entreprise qui s’en occupe mais vous ne savez pas nécessairement qui non plus. Allez plus loin avec le P2P, c’est faire en sorte que chaque internaute apporte sa contribution au réseau, en contenu et/ou en technologie. La répartition c’est la clé de la réussite. Diaspora est cependant l’outsider #1 car ce sont les premiers à proposer une alternative. Comme pour le P2P musical, de nombreux acteurs verront le jour et c’est cette diversité qui apportera un vrai contrepouvoir. (Petite pub en passant, la présentation d’un projet qui n’attend que de nouvelles contributions, We Are The Net).
C’était un petit coup de gueule, sans exposition de la face cachée de Sarkozy, celle-ci est publique et tout le monde applaudit. Comme les grèves ne se voient plus en France et que les riches ne doivent surtout pas gagner moins d’argent, le soulèvement du peuple passera par le P2P ou pas…
En digestif, le téléphone de demain by Mozilla. Avec E-mule en pré-installation ?


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Si vous voulez en apprendre plus sur #Hadopi RT @toutcamag Hadopi VS P2P http://bit.ly/cJCMYx
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