

« ¡Que griten esta ignominia!
Somos diez mil manos menos
que no producen.
¿Cuántos somos en toda la Patria?
La sangre del compañero Presidente
golpea más fuerte que bombas y metrallas
Así golpeará nuestro puño nuevamente
¡Canto que mal me sales
cuando tengo que cantar espanto! (…) »
(Víctor Jara, Estadio Nacional, Septiembre 1973)
Septembre 1973. Victor Jara écrit son ultime poème dans le stade national où peu après, il sera exécuté. L’histoire raconte que peu après lui avoir coupé les doigts, les militaires lui auraient donné l’ordre de chanter. Défiant les hommes de Pinochet, le martyre se serait alors tourné vers les militants emprisonnés à ses côtés, et aurait entonné l’hymne de l’Unité Populaire, du président Allende. Les militaires l’auraient criblé de balles alors que ses compagnons reprenaient son chant en chœur. On raconte aussi que pour le faire taire, les hommes en uniforme auraient été jusqu’à lui couper la langue avant de fusiller une partie des prisonniers, qui auraient repris l’hymne avec lui.
A l’engagement, Victor Jara aura donné la vie. Mythe de toute une époque, ses chansons retracent l’histoire du Chili des années 60 puis 70, jusqu’au coup d’État militaire. De l’amour de deux ouvriers, il chantera à la gloire du peuple, au nom de la lutte contre le fascisme et au sacre du héros de la révolution cubaine. En 1970, il préfère l’arme de la mélodie à l’arme à feu et délaisse le théâtre pour la politique. Il met alors ses chansons au service de la campagne de l’Unité Populaire, auprès d’Allende, en passe de gagner les élections. Son engagement aura sa mort, mais ses chansons lui survivront jusqu’à nos jours.
Aïe, aïe, aïe. Vous vous dites, c’est triste, c’est beau, mais là, bon, la lutte communiste… C’est vrai qu’« avec le temps » comme dirait l’autre, pourquoi s’asseoir 5 minutes sur un banc et y rester des heures à écouter ce beau roman, cette belle histoire ? On continue en chanson ?
Te recuerdo Amanda (1969)
« Une chanson qui parle de l’amour de deux ouvriers, de ouvriers de nos jours… qui marchent dans la rue et ne se rendent pas compte de se qui se passe dans l’âme, deux ouvriers d’une entreprise quelconque, d’une ciudad quelconque, d’un lieu quelconque sur notre continent »
En 1967, El aparecido, marque son admiration au héros de la révolution cubaine, j’ai nommé el Che.
El aparecido (1967)
En 1974, en version posthume, El manifiesto évoque le sens que donne l’artiste à son chant.
El manifiesto (1974)
« Yo no canto por cantar
ni por tener buena voz
canto porque la guitarra
tiene sentido y razon »
Le Galpón (salle de concert) à son nom en plein cœur de Santiago a contribué à bâtir l’immortalité de l’artiste. Aujourd’hui, il est cité, repris, idolé ou tout simplement aimé de par et d’autre du monde. Le groupe espagnol Ska-P chante par exemple dans Juan sin tierra (album Eurosis – 1998)
« No olvidaremos el valor de Victor Jara,
Dando la cara siempre a la represion,
Le cortaron sus dedos y su lengua,
Y hasta la muerte grito revolucion »
[« Nous n'oublierons pas le courage de Victor Jara,
Faisant toujours face à la répression,
Ils lui ont coupé les doigts et la langue,
Et jusqu'à la mort il cria révolution »]
Il est ensuite rendu indémodable par le groupe de reggae Gondwana, avec cette pure reprise de Te recuerdo Amanda :
Gondwana – Te recuerdo Amanda
Et petit plaisir personnelle, une perle trouvée au détour d’un chemin… Gilles Servat chantant Victor Jara en breton ! J’aime et je garde, fierté de bretonne
Gwerz Victor C\’hara – Gilles Servat (album Hirondelles)
Alors Victor Jara, on le connait de nom, on aime ou on n’aime pas, c’est comme Ferré ou Brassens mais qu’on le veuille ou non, au Chili, plus qu’un héros, Victor Jara, c’est une légende.
Le chant ou la vie. Victor Jara, un mythe au Chili
Somos diez mil manos menos
que no producen.
¿Cuántos somos en toda la Patria?
La sangre del compañero Presidente
golpea más fuerte que bombas y metrallas
Así golpeará nuestro puño nuevamente
¡Canto que mal me sales
cuando tengo que cantar espanto! (…) »
(Víctor Jara, Estadio Nacional, Septiembre 1973)
Septembre 1973. Victor Jara écrit son ultime poème dans le stade national où peu après, il sera exécuté. L’histoire raconte que peu après lui avoir coupé les doigts, les militaires lui auraient donné l’ordre de chanter. Défiant les hommes de Pinochet, le martyre se serait alors tourné vers les militants emprisonnés à ses côtés, et aurait entonné l’hymne de l’Unité Populaire, du président Allende. Les militaires l’auraient criblé de balles alors que ses compagnons reprenaient son chant en chœur. On raconte aussi que pour le faire taire, les hommes en uniforme auraient été jusqu’à lui couper la langue avant de fusiller une partie des prisonniers, qui auraient repris l’hymne avec lui.
A l’engagement, Victor Jara aura donné la vie. Mythe de toute une époque, ses chansons retracent l’histoire du Chili des années 60 puis 70, jusqu’au coup d’État militaire. De l’amour de deux ouvriers, il chantera à la gloire du peuple, au nom de la lutte contre le fascisme et au sacre du héros de la révolution cubaine. En 1970, il préfère l’arme de la mélodie à l’arme à feu et délaisse le théâtre pour la politique. Il met alors ses chansons au service de la campagne de l’Unité Populaire, auprès d’Allende, en passe de gagner les élections. Son engagement aura sa mort, mais ses chansons lui survivront jusqu’à nos jours.
Aïe, aïe, aïe. Vous vous dites, c’est triste, c’est beau, mais là, bon, la lutte communiste… C’est vrai qu’« avec le temps » comme dirait l’autre, pourquoi s’asseoir 5 minutes sur un banc et y rester des heures à écouter ce beau roman, cette belle histoire ? On continue en chanson ?
Te recuerdo Amanda (1969)
« Une chanson qui parle de l’amour de deux ouvriers, de ouvriers de nos jours… qui marchent dans la rue et ne se rendent pas compte de se qui se passe dans l’âme, deux ouvriers d’une entreprise quelconque, d’une ciudad quelconque, d’un lieu quelconque sur notre continent »
En 1967, El aparecido, marque son admiration au héros de la révolution cubaine, j’ai nommé el Che.
El aparecido (1967)
En 1974, en version posthume, El manifiesto évoque le sens que donne l’artiste à son chant.
El manifiesto (1974)
« Yo no canto por cantar
ni por tener buena voz
canto porque la guitarra
tiene sentido y razon »
Le Galpón (salle de concert) à son nom en plein cœur de Santiago a contribué à bâtir l’immortalité de l’artiste. Aujourd’hui, il est cité, repris, idolé ou tout simplement aimé de par et d’autre du monde. Le groupe espagnol Ska-P chante par exemple dans Juan sin tierra (album Eurosis – 1998)
« No olvidaremos el valor de Victor Jara,
Dando la cara siempre a la represion,
Le cortaron sus dedos y su lengua,
Y hasta la muerte grito revolucion »
[« Nous n'oublierons pas le courage de Victor Jara,
Faisant toujours face à la répression,
Ils lui ont coupé les doigts et la langue,
Et jusqu'à la mort il cria révolution »]
Il est ensuite rendu indémodable par le groupe de reggae Gondwana, avec cette pure reprise de Te recuerdo Amanda :
Gondwana – Te recuerdo Amanda
Et petit plaisir personnelle, une perle trouvée au détour d’un chemin… Gilles Servat chantant Victor Jara en breton ! J’aime et je garde, fierté de bretonne
Gwerz Victor C\’hara – Gilles Servat (album Hirondelles)
Alors Victor Jara, on le connait de nom, on aime ou on n’aime pas, c’est comme Ferré ou Brassens mais qu’on le veuille ou non, au Chili, plus qu’un héros, Victor Jara, c’est une légende.