Temps de cerveau disponible (le smiley permanent)

Zap. Clip. Zap. Smiley. Zap. Telephone. Zap. Pub. En pointillé, nous vivons dans une économie de l’attention: ce qui la fait, ce qui la défait, ce qui marche, ce qui détourne.

L’environnement est liquide (Bauman), hypermoderne (Aubert), dans l’urgence permanente (Virilio). Il amène ses dynamiques et ses nouvelles formes de servitudes: mono maniaquerie, zapping, bio et recherche de sécurité, Facebook et son coussion d’affect… De nouvelles dynamiques naissent, s’inspirant de l’art cinétique… De nouvelles zones d’ombres émergent, profitant de la fragilité mobile des êtres.
En pub, le profilage s’intensifie et se combinent aux tentations que les marques programment pour mieux profiter de l’incertitude. C’est bien connu, dans le brouillard, aimons le présent, nous verrons plus tard…
En politique, on surfe sur l’émotion et d’Obama à Eva Joly, on regarde les belles histoires…Il faut dire que les médias en raffolent au détriment de l’information…
De nouvelles formes de servitude apparaissent: celle du smiley permanent, du fil à son propre portable, de la tyrannie de la transparence…C’est le besoin d’être recherché, d’être au top de la vague, au coeur de la place publique, … Le cerveau se range au gré des impératifs plus ou moins urgents, et dans les compensations relaxantes, pulsionnelles ou affectives. Entre manipulations et récompenses, entre résistances et ouvertures, Tout ça se penche cette semaine sur le temps de cerveau disponible…

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