De grands hommes? Moi j’en connais au moins un (derrière mon écran)…Un tueur du diagnostic, des yeux bleus pouvant déstabiliser comme séduire. Avec son alter ego Wilson, il forme le nouveau duo Sherlock Holmes-Watson dédié à traquer….la maladie. Et derrière? Une femme…
Pourtant House semble n’avoir besoin de personne. Il développe au fil des épisodes son expertise, sa légitimité… et sa personnalité particulière:
- le diagnosticien provocateur avec son approche originale du diagnostic, à la fois challenge intectuel et social permanent… voir l’humiliation.
- le challenger de progrès: il aime se confronter pour progresser lui même, il prêche le faux pour avoir le vrai, mais il se donne les moyens d’avoir des réponses
- l’anarchiste utopique: il aime à dénuer les dynamiques personnels ou relationnelles de leurs faux semblants…Une forme de « nihilisme constructeur »
En résumé, House aide. Il n’aide pas tout le monde mais ceux qui pensent le mériter. Il aide ses proches et ses collègues même si la forme n’est pas toujours là. Il cherche à s’aider lui même, quand il n’est pas trop lache.
Mais, il est précaire. Wilson est son confident. Son alter ego. Il n’a pas sa muse. Or, House est aussi désespéré…
Cuddy lui permet de le faire fonctionner. Elle répond aux trois axes de sa démarche:
- elle teste son diagnostic provocateur: elle l’oblige à se transcender pour lui démontrer (ou pas) qu’il a raison. Elle est l’autorité qui permet de faire comprendre la ligne rouge et les conditions de son dépassement.
- elle même se challenge en permanence et leur jeu social se compose naturellement de piques à pas feutré. Les échanges entre Cuddy et House ont tout d’une séduction déguisée, mais qui fonctionne sur les mêmes bases. Et c’est déjà essentiel…
- elle est très tolérante avec son anarchie, car elle perçoit la part d’utopie dans son fonctionnement et son intégrité à la fois humaine et médicale.
Cuddy est le parfait complément de House mais elle est aussi et surtout celle qui lui permet d’être House. On imagine mal House dans un autre écosystème de Princeton Plainsboro. C’est sa chef d’orchestre qui le rend aussi fertile pour House…

3 Comments
rigolo de voir que les 2 derniers posts traitent de…séries
C’est l’effet storytelling…
(je ne connais pas Sarah Lemarié, promis…)
J’en connais d’autres qui aiment aussi un peu les séries, ils n’ont pas forcément mal tourné, mais c’est vrai qu’ils parlent aussi de PR sur leur blog.