Jolis vieux

A partir de quel âge se dit-on vieux ? N’avez vous jamais offusqué quelqu’un en le nommant de la sorte alors qu’il dépassait à peine la quarantaine?

C’est dur de se qualifier de vieux alors qu’il est encore si difficile de se définir adulte, corroborant ainsi les dires de Brel Il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adultes. Alors que la couverture des magazines reste encore le miroir d’une jeunesse infaillible, nous n’avons jamais eu autant à nous projeter dans le temps en pensant à nos retraites, à la planète que nous allons laisser à nos enfants, à la troisième guerre mondiale qui n’aura peut être jamais lieu. Qui sont nos modèles aujourd’hui ? Les parents ? Les grands-parents ? Les petits vieux que l’on croise dans le métro et qui se tiennent encore la main, les héros ordinaires dont on entend parler trop rarement.

On a dans un sens beaucoup moins peur de vieillir que de ne pas savoir comment vieillir. Et malgré ce que nous renvoie l’image des stars botoxées, pour nous, petites gens ordinaires, que sont les rides, si elles n’ont pas eu de bonnes raisons de se dessiner.

Les marketeux convoiteront notre pouvoir d’achat, le web, on y aura depuis toujours surfer, on saura manier photoshop pour gommer quelques imperfections sur notre profil Facebook, et certainement qu’un jour le Time désigneront les vieux comme personnalité de l’année. Mais pour l’heure, c’est sur Tout Ca que nous les mettons à l’honneur.

1 Comment

  1. Rem's:

    L’adulescence, tanguysme et autre complexe de peter pan (trois syndromes dont je sais faire parfaitement preuve) tend à pousser l’âge de péremption à plus tard. A une certaine époque, on savait prendre de graves (?) décisions sur l’amour, comme Roméo (16 ans) et Juliette (14 ans). A une génération facebook, je pense qu’ils iraient simplement aller se jeter dans le bras d’un de leur camarade.

    J’ai remarqué effectivement les épithètes dont on qualifier les gens, et ce quelque soit le fait divers. On parle d’ »enfant » pour un garçon de 13 ans, de « fillette » pour une fille de 11 ans, de « jeune homme » pour un homme de 30 ans. A un âge où jadis l’on avait déjà plusieurs enfants, était en summun de sa carrière (depuis le début en fait), nous sommes tous juste sortis de l’école, continuons à sortir en boîte et le seul objectif de soirée n’est pas de changer les langes de bébé, mais terminer en débloquer toutes les médailles/succès d’Assassin’s Creed Brotherhood.

    On parle de progrès, mais qui pouvait deviner il y a encore 10 ans qu’on pourrait consulter ses mails sur un téléphone, regarder une vidéo à la demande ? Est-ce la société d’information, la médiatisation à outrance qui nous font rendre compte des avancées technologiques en 10 ans ? De ce fait, le gap générationnel ne se calcule-t-il plus en terme de demi-décennies, et non plus par tranche de 10 ou 20 ans ? Arrive-t-on réellement à adopter la technologie ? Est-on has been à partir du moment que l’on ne comprend plus ce que raconte notre cousin/neveu/frère qui a dix ans de moins, ou alors façonne-t-on à notre tour notre propre génération, une génération qui a sa propre jeunesse ?

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