Narcisse se numérise

Le beau gosse de la mythologie grecque se contentait de l’eau pour se complaire. Qu’en est il aujourd’hui avec nos réseaux sociaux ? A chaque clic sur le bouton « envoyer », c’est le stress.

Comme dans la vrai vie, c’est une constante prise de risque que de s’exprimer et d’autant plus quand on ne sait plus trop à qui on s’adresse. Notre reflet numérique est la quantité de « j’aime » sur nos statuts, de post sur nos mur, de retweet, de mention ou encore de tag laissés par d’autres. Notre moi est torturé dans ce monde virtuel où la part belle est donnée à la surexposition. Si le choix est pris d’utiliser les médias sociaux alors on signe pour une prise de risque que l’on avait pas ou peu considérée. Reste à savoir si il y a encore le choix, comme le téléphone portable, les réseaux sociaux font désormais partie du package communication.

Ce qui est très drôle c’est de constater le succès de Facebook, c’est le réseau le plus égo-centré, sa conception est telle que c’est le moi qui est mis en avant. Tout est affaire d’interactions. D’après une étude, les gens les plus « heureux » sont ceux qui interagissent le plus avec les autres. Ce sont surtout des personnes qui savent déjà se mettre en avant au quotidien. Et les autres ? Pour eux la vie est déjà un combat, pourquoi alors en rajouter une couche ?

Mais qu’elle folie mes amis ! C’est de l’auto-flagélation, non ? Voici qu’un g33k, pas ce qu’il y a de plus humaniste, nous a tous bien eu ! Lui et son outil de drague pour neuneus nous imposent de toujours plus briller et de proposer aux autres un « je » like-able sous peine de se sentir nul.

Si encore il s’agissait de dévoiler sa personnalité à qui le veut. Mais notre je n’est pas linéaire, seule sa profondeur reste quasiment constante. Comment voulez vous percevoir cette profondeur avec des petits bouts de vie sans contextes et des goûts partiellement partagés ? Comment distinguer le vrai du faux ? Votre vie n’était elle pas déjà assez compliquée et bordélique avant Facebook ?

Moi, je sens qu’on a pas fini de se poser des questions existentielles et ça, c’est tant mieux pour notre équilibre très personnel !

Je vous laisse réfléchir la dessus

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