ARTICLES LIÉS
No related posts
DERNIERS COMMENTAIRES
- xul: La seule démocratie la vraie"le tirage au sort de l'assemblé… on Islande : info ou intox ?
- Mathieu Lamour: Bonjour, Je vous remercie de m'inviter à tout cela et espère… on Islande : info ou intox ?
- Leuchat: Commentaire édité après correction de l'article, merci ! Au … on Islande : info ou intox ?
- Vico: Article très intéressant, Je commence mes recherches de colo… on De l’art de trouver une colocation à Buenos Aires
- Maeva JOSSE: Antoine je t'aime.… on Ca marche comment l’amour en Argentine ?

Vivre ou mourir, on ne peut pas toujours choisir !
Le débat sur l’euthanasie refait surface. Mardi 18 janvier, la commission des affaires sociales du Sénat a adopté une proposition de loi pour la légaliser, bien sûr pour l’instant rien n’est fait même si Mardi 25 janvier, l’idée sera débattue dans l’hémicycle du palais du Luxembourg, mais concrètement dans un pays où la devise est « égalité, liberté, fraternité » que nous propose les sénateurs? Pour vous éclairer et même si les propositions de loi sont toujours très difficile à digérer, il me semble intéressant de lire l’article premier. En voici un extrait « toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu’elle juge insupportable, peut demander à bénéficier (…) d’une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur »… A l’annonce de ce premier article, vous imaginez largement les réactions des associations pour l’euthanasie. Celle pour le droit à mourir dans la dignité a qualifié la proposition de « première victoire de la liberté face à l’obscurantisme ». C’est bien le mot liberté qui est important dans cette phrase. Au contraire certains sénateurs de l’UMP ont manifesté leur désaccord avec cette idée. Pour eux la mesure va à l’encontre de notre droit qui vise à protéger les plus faibles, les plus vulnérables et à porter assistance à celles et ceux qui sont en situation de danger.
Dans un de ses articles, Bruno Roger Petit du post.fr va plus loin. Pour lui, « les initiateurs de cette loi ont voulu cibler tellement large, que loin de résoudre le problème qu’ils entendent soulever, en l’état soulèverait bien d’autres problèmes, tous quasi-insolubles, dès qu’il s’agirait de l’appliquer ». Il dresse quelques exemples, en voici trois :
« 1/ Qui jugera de la « capacité » de la personne majeure à apprécier son propre cas ? Qui appréciera cette « capacité » en fonction de la lucidité que laisse les maladies les plus terribles ?
2/ Qui jugera de la souffrance « psychique » que cause cette maladie telle que le malade la revendiquera ?
3/ Qui jugera du caractère de la maladie qui ne peut être « apaisée » ou « insupportable » aux yeux du patient ? »
Voilà qui donne matière à réfléchir, il faut ajouter à cela la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie. Elle a été votée en avril 2005. Concrètement, elle permet d’arrêter un traitement ou de refuser un acharnement thérapeutique, ce qui est plutôt pas mal. Bien sûr, elle ne légalise pas l’euthanasie et c’est bien là l’objet de la discorde qui dure depuis de nombreuses années et il semblerait que malgré la tentative de proposition de la commission des affaires sociales du Sénat le projet aille à la poubelle car comme vous le savez, la France doit se plier aux droits européens, ce dernier qui condamne activement l’euthanasie, alors que dire si ce n’est Dura lex sed lex…