Chroniques radiophoniques #4 : réveille-moi…

L’hiver est tenace, comme dirait mon grand-père.
Et mon chat n’a pas encore perdu ses gros poils d’hiver, constatation personnelle.
L’un dans l’autre, on peut donc dire qu’il fait froid.

Ceci dit, cela tombe plutôt bien, étant donné que :
1. Je n’ai aucune envie de ranger mes pulls en cachemire. (Soit dit en passant, le cachemire, c’est mal, les pauvres petits Mongols se font exploiter par les vilains gros chinois, les gentilles petites chèvres ne peuvent plus suivre la demande des méchants occidentaux, bref, un drame, vraiment).
2. On a quand même beaucoup moins de scrupules à rester papillonner sous la couette quand il fait -2° que pendant la période de reproduction des hirondelles. (quoique, finalement… hum.)

Sauf que.
S’il y a bien un moment où l’on est obligé de s’extirper tant bien que mal de sa couette, et ce quel que soit le corps plus ou moins vivant qui vous accompagne à ce moment précis (un mari amoureux/ un chat plein de puces/ une vieille copine / rien ni personne, toute façon personne ne m’aime), c’est bien le matin, du lundi au vendredi.

Et là encore, plusieurs possibilités.
Vous avez la chance extraordinaire d’être accompagné(e) d’un charmant compagnon qui vous susurre  langoureusement des mots doux à l’oreille, et vous invite tout naturellement et sans la moindre contrainte à le rejoindre dans la cuisine pour goûter délicatement au plaisir matinal d’un jus de pommes fraichement pressé. Vous ne pouvez pas refuser, et l’extirpation de la couette se fait presque en douceur.
Dans tous les autres cas, c’est le drame. Pourtant, prévoyant, vous avez mis votre réveil suffisamment tôt, en vous disant que pour une fois, allez, demain je me lève tôt, blablablabla. Que nenni !

C’est l’heure tant redoutée.
A partir de là, tout s’enchaine.
Dans un demi-sommeil, dans un rêve semi-éveillé, Patrick Cohen nous guide lentement vers les portes du matin…

7h30 : le journal
7h44 : le point route
7h45 : la chronique politique de Thomas Legrand
7h48 : la chronique éco de Philippe Lefébure
7h52 : Pascale Clark
7h57 : la bande annonce du 5-7 boulevard (Bon, c’est pas le même genre que Guillon et Porte, mais ils sont quand même sacrément frapadingues et c’est drôlement chouette)
7h59 : pub GMF + météo : Joël Collado, Jacques Kessler, je vous aime.
8h : le journal de Mickaël Thébault (personnellement, je milite activement pour le retour de Fabrice Drouelle, dont la voix sensuelle et le charme ravageur n’ont d’égal que mes roulades sucrées sous les pommiers)
8h17 : Géopolitique, Bernard Guetta
8h20 : l’interview (avec un peu de chance, on tombe sur Benoit Hamon ou Arnaud Montebourg, si on est dans un mauvais jour, on tombe sur Luc Châtel)
8h30 : la revue de presse de Bruno Duvic, dont la voix sensuelle et le charme ravageur n’ont d’égal que… hum, pardon.

Et parfois, l’on se surprend à trainer rêveusement jusqu’au retour de Pascale Clark à 9h11, Comme on nous parle, nous dit-elle… Mais là, techniquement parlant, cela devient assez compliqué, et le risque de ne pas passer par la case « jus de pommes » est assez élevé.

Et de jour en jour, à défaut d’être bien accompagné(e), on a l’impression de partager ses matinées avec plein de gens, qui nous murmurent des choses à l’oreille… Avouons-le, ce sont rarement de jolis mots, car le monde a fâcheusement tendance à ne pas tourner très rond. Mais enfin, toutes ses voix reconnaissables entre toutes, mon dieu, c’en est presque effrayant. Mais lorsque par malheur (un mouvement social -forcément justifié-, par exemple), elles ne sont pas là, on en est tout déboussolé, dites donc.

Bonne journée.

2 Comments

  1. jeffj:

    « 7h59 : pub GMF + météo : Joël Collado, Jacques Kessler, je vous aime. »

    -> Ca me rappelle mon jeune temps quand j’écoutais la météo de… René Chaboud, avec Groupama Assurance ou Le Poulet Fermier du Gers… « Elevé en plein air, élevé en plein Gers… »
    Au fait tu saurais pas où est passer J-Michel Golinski ?

  2. Kiyomi Delzongle:

    Je n’ai pas eu le plaisir de connaitre René Chaboud, hélas.

    Mais j’ai bel et bien oublié Jean-Michel Golinski, qui fait partie du trio infernal de Météo France.

    Merci !

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