De la culture avant toute chose ?

« La culture est ce qui reste quand on a tout oublié » Et justement savez-vous au moins de qui est cette phrase ? Certains en connaitront l’auteur, d’autres comme moi garderont juste le souvenir de cette citation apprise sur les bancs de l’école. D’autres ne l’auront jamais entendu et pour autant ils ne seront pas moins cultivés.
Comment d’une simple citation on peut déjà aborder la complexité ou la non complexité de la notion de « culture ».

Et si on la reprenait du début la notion de « culture ».
En anthropologie, la culture désigne l’ensemble des croyances, connaissances, rites et comportements d’une société donnée. Certains réservent le terme de culture aux productions non matérielles d’une société, préférant parler de civilisation à propos des productions matérielles.
Alors finalement nous sommes tous cultivés ? Grâce ou à cause de notre passé, de notre vie présente, de nos rencontres, du hasard et de la volonté de connaître l’autre, les autres, l’autre chose, les autres choses, de ne pas se cantonner à son petit « moi ».
Je crois qu’il ne faut tout simplement pas aller plus loin. Les grands orateurs qui dissertent sur un tableau de quidam qui a peint une ligne rouge au milieu d’une toile blanche me font bien rire. Et si la culture c’était surtout l’émotion que provoquent les personnes ou les choses plutôt qu’un verbiage creux qui abrutit nos esprits. Parce qu’on ne va pas voir telle ou telle exposition, parce qu’on ne lit pas tel ou tel livre et parce qu’on est incapable d’en parler nous ne serions pas cultivés ? Mais allez demander à un africain, un indien s’il a lu Boris Vian et si cela manque à sa culture ?
Alors évidemment parfois on se moque de celui qui n’a pas vu, lu, écouté la même chose que vous ou que la majorité des gens, est-ce que cela fait de cette personne quelqu’un de peu cultivé ?
A n’en point douter la culture est personnelle mais elle est aussi sociale et le délicat mélange des deux peut donner des rencontres, productions étonnantes.
Et si la culture c’était tout simplement s’ouvrir sans juger l’autre.

6 Comments

  1. Dans un monde liquide et plus mondialisé, la culture tend plus en effet vers de l’émotion partagée. Elle peut se construire soit à travers un pont de références communes , soit en construisant un échange avec une production pour l’une des parties et une réception d’émotion pour l’autre…. Le but de l’expérience étant de tendre tout de même vers un sens à dégager….

  2. Pourquoi faut-il toujours trouver un sens à tout? Je suis d’accord avec Louison que ce qui est important, c’est d’éprouver une émotion. Tant mieux si on peut l’exprimer à travers des mots. Or, l’absence des mots peut aussi témoigner un sentiment.

  3. J’apprécie cette approche de la culture, qui est valorisante et non pas méprisante ou hautaine.

  4. Stéphane, en effet pour le sens c’est aussi un des vecteurs de la culture mais pas que. Tout intellectualiser rend la culture indigeste.

    Rebecca merci

  5. « Rien dans notre intelligence qui ne soit passé par nos sens » (Aristote)… :-)

  6. je pense qu’on ne parle pas du même « sens » Stéphane. je parlais du sens « explication, signification ».

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