Cette semaine, pas énormément de motivation… Pas grand-chose de nouveau. Pas d’idée… Les paysans qui font leur cirque Portes de Versailles aux politiques, ces derniers venus leurs lancer des cacahuètes… Après le cirque Parisien, le retour au quotidien, la culture de la terre et celle de l’animal, à perte… Ah que la vie est amère quand on la boit sans sucre dans une tasse sans queue ! Vous m’excuserez de ne pas être ému à la vue d’une vache ou d’une brebis, je vis au milieu de ces dernières, moi, le mouton noir de « Tout Ça »… Bref… Lundi, alors que dehors il tombait des cordes, je me suis vite rendu sur ma boîte e-mail, pensant trouver une idée géniale suggérée par le boss… Quel ne fut pas la surprise de voir un mail avec pour objet « Thème de Tout Ca Magazine » ! Bonne nouvelle ! Là, j’ai soufflé… peut-être une idée à la clé. Tout excité à l’idée de cliquer sur l’e-mail et de découvrir ce qui peut-être allait m’aider dans l’écriture de quelque chose d’intéressant, j’actionne mon index sur la souris, non sans une appréhension quelque peu démesuré, craignant de tomber sur un thème emmerdant, genre la santé… Et là… Et là ?? DECEPTION ! Après la santé, la culture… « Culture pour chacun, culture pour tous », pouvais-je lire dans ce mail qui pour moi, devait être synonyme d’espoir… Il n’en fut rien. Pire ! Ce fut le début d’un cauchemar !
Là, je me suis mis à avoir des visions. La nuit suivante ? Cauchemardesque ! J’étais enfermé dans un centre d’art contemporain, entouré d’objets informes, d’emballages Quick et Mac Do, posés les uns sur les autres, le tout formant un « King Kong » effrayant, à l’agonie, et puant la friture à plein nez… Derrière moi, des peintures avec des carrés rouges et des ronds de toutes les couleurs qui m’éblouissait pire qu’un soleil… Le soleil, et la chaleur du désert aussi, dans une grande pièce résonnante où je pouvais entendre des voix diaboliques autours de moi. Ces voix disaient des choses insensées, du genre « Bonsoirrr !… Viens à moi petit garçon… Viens à moi… ». Puis lorsque je m’approchais, ces mêmes voix criaient « Casse toi pauv’ con ! ». D’autres au loin, déguisés en vilaines blondes narquoises aux cheveux décrépits, chantaient à tue-tête « Die Wacht am Rhein » ! Quand tout d’un coup un facteur s’est mis à tourner autour de moi avec son vélo, à toute vitesse, en me jetant des lettres en papier rouge sang dans la figure. Ce même facteur suivi d’une bonne femme dans une 4L immatriculée « 59 » se gavant de fricadelles, comme un animal, pour mieux me les cracher dessus… Là, je me suis réveillé en sursaut, en sueur. Il est trois heures du matin, heure habituelle où surviennent les cauchemars. C’est vraiment dur la culture !
Ce thème de la culture m’avait rendu grandement malade, générant dans ma tête la confusion. Il fallait faire quelque chose. Amateur de grande musique, Chopin, Haendel, Beethov’, Solveig, NTM, Jordy, j’ai pris une grave décision : soigner le mal… par le mal. C’était mon choix. Pour se faire, je me suis calé une compilation de dubstep « in the mix ». Au bout de dix minutes, les yeux fermés, je me suis senti transporté par les basslines et par cette base rythmique électronique si particulière. Je précise que je n’avais pas ingurgité de produits de synthèse. Quand bien même, j’étais devenu zen. Au final, je me suis fait une petite heure de dubstep en continue. Au bout du compte, la tête complètement vidée par les vibrations intenses du casque collé à mes oreilles, je me suis remis au lit, apaisé. Sourd, mais serein, car je venais d’écrire les trois quarts de mon texte sans m’en apercevoir, étalant sur le papier ma culture comme de la confiture…

3 Comments
J’ai adoré!!
Merci Rebecca ! Je crois que tu es la seule !
« Ah que la vie est amère quand on la boit sans sucre dans une tasse sans queue ! » Je te reconnais bien là