Religions, je vous haine

Il est des places publiques bien troubles dans nos villes et nos campagnes. Les micros rôdent aux abords du bar la Perle. Et des jeunes vieux modernes sont égorgés vivants pour avoir commis l’irréparable. Ca occupe les grandes lignes des journaux. On redécouvre un intérêt pour la mode. Qu’on s’ennuie dans les restaurants, ces derniers jours !

Plus bas, dans les clochers où la fashion week n’est pas franchement le dada quotidien, on s’inquiète de ces Musulmans qui aimeraient ouvrir des mosquées. De quoi gêner la vision sous les platanes.

Ce matin sur France Info, des pontes de revues chrétiennes résumaient les (3) positions de leurs ouailles françaises :

  • ceux qui ont peur
  • ceux qui pensent qu’on est tous frères
  • ceux qui pensent qu’on ne peut pas être franchement naïf sur « la question musulmane »

On serait sur MSN, j’aurais bien écrit « mega LOL ». Mais on est sur un média sérieux, et si l’on badine de plus en plus avec l’amour, il faut faire gaffe de ne pas passer pour une sorcière quand on traite de religion.

Dès-lors, je reviens quelques années en arrière et des professeurs prêcheurs nous enseignaient au collège que les religions étaient un fait privé. Qu’à la rigueur, digitalisation de l’homme moderne, porter une petite croix, une petite étoile ou une petite main sous le t-shirt, domaine quasiment de l’intime, était bien sûr acceptable.

20 ans plus tard, la religion n’est qu’associée à terrorisme, haine, peur de l’autre, territoire. Et le territoire, comme chacun sait depuis Carl Schmidt, c’est le début de la haine d’abord sociale, puis raciale.

J’en veux ouvertement aux bouffeurs de curé qui d’une certaine manière ont fait fi d’une religion sans développer une éthique de la république. C’est toujours plus facile de causer des moeurs de la plèbe depuis la rue du Bac. J’en veux aux familles qui n’autorisent plus leurs filles à fréquenter le parc au risque de faire des « mauvaises » rencontres. J’en veux aux politiques couards d’avoir voulu ramener de la voix confessionnelle et détruit un modèle de vivre ensemble. Attention mes frères : si l’on peut mentir avec un homme, la loi divine pourrait bien rappeler qu’à grande échelle, les équilibres sont fragiles. On ne joue pas au poker avec Dieu.

Dès-lors, si je l’étais moi, ce Dieu improbable qui souffle de drôles d’idées à tous ces influents, je leur dirais peut-être 4 choses, moi aussi :

  • qu’on devrait se foutre un peu plus de Dieu et un peu moins de répartition sociale des capitaux, atouts et talents de notre jeune société
  • qu’on devrait ré-asseoir une intransigeance républicaine dans la rue : un coup de pied au cul pour ceux qui ferment les rues en direction d’une pseudo Mecque et qui interdisent les badauds de passer ; une savate aux Chrétiens illuminés qui font du prosélytisme contre la pilule des lendemains joyeux, place du Châtelet ; un cheval de Troie dans les réseaux des Frères Francs-Maçons qui ont le droit à encore beaucoup trop d’égard sur les questions de sécurité intérieure. Alain Bauer, si tu m’écoutes, es-tu en train de prospecter encore pour tes émissions vidéos en direction des villes et de leurs peurs ?
  • qu’on devrait réapprendre la découverte des cultures : et que l’on pourrait continuer à mettre en place des menus plus à la carte dans les écoles publiques tout en fermant les écoles confessionnelles. Ces écoles favorisent un eugénisme social de la pire espèce
  • qu’on devrait se détendre et se poser la question de la France, région européenne, dans les quelques dizaines d’années à venir. Barack Air Obama a plongé l’Amérique dans une révolution « Green » ; évidemment Dieu est économique chez lui, mais chez nous, qu’est-il à la fin?

2 Comments

  1. Charles:

    Taliban du multiculturalisme, va !

  2. @charles ué

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