« Aux armes, et caetera »

Face au FN, « nous sommes tous exactement sur la même ligne ». Jean Léonetti, vice-président du groupe UMP à l’Assemblée. (source : L’Express)

Mais de qui se moque-t-on ? 2002, une génération dans la rue, qui hurle au scandale d’avoir été abandonnée par la classe politique, laissant pointer la menace FN sur notre sol.

A l’heure où la France n’est qu’une région européenne, la voie du calcul politique nous donne des problèmes de Rhin. Marre de ces discours à l’emporte-pièce jetés par des responsables politiques coupables de laisser crever un semblant de décence citoyenne.

Les Français coupables de désaffection des urnes ? Possible. Possible aussi que dans un temps de plus en plus limité pour résoudre de terribles inéquations entre vie personnelle, recherche de l’emploi, solvabilité et impayés, s’engager en politique puisse apparaitre comme un luxe.

Le FN a donné une démonstration aux anciens partis de masse : le FN a prouvé qu’il n’était plus seulement l’homme armé d’une seule Marine, mais bien un parti en phase de structuration, de maillage du territoire. Un parti qui a des bras qui tractent partout, qui ont recruté de nouveaux militants. Ce vote n’est plus seulement celui de la contestation, mais bien de l’adhésion. Et c’est probablement le plus grand danger.

Aux armes, citoyens ! Une semaine autour de notre seul pouvoir de citoyen : le vote

 

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