Chroniques politiques #5 : Cher(e) (Timeline de) Nicolas

(Note introductive : il ne sera pas question ici du Nicolas le plus flamboyant de cette campagne présidentielle, le plus courageux, le plus sincère, le plus sensible, le plus tout ce que vous voulez. Non, il ne sera malheureusement pas ici question de Nicolas Dupont-Aignan, président de Débout la République. Debout la République ! Non. Couché ! )

Je m’adresse donc ici à un autre Nicolas, beaucoup plus intime. 

Enfin, tu vas annoncer ta candidature.
Tu nous as fait tellement mariner ! C’était dur pour nous, tu sais. Un peu plus, et on aurait cru que tu allais nous jouer un mauvais tour.
Mais passons. Ce n’est pas de cela que je voulais te parler. 

Non, je voulais tout simplement te parler de ta page Facebook. Plus précisément de ta nouvelle Timeline. Je te rassure, je n’évoquerai pas ici les quelques rumeurs et autres racontards journalistiques sur ta proximité avec quelques personnels haut placés chez Facebook à Paris, qui t’auraient permis d’accéder en priorité à des fonctionnalités avancées de cette nouvelle configuration. Non, vraiment, ce serait trop mesquin. Si on a même plus le droit de faire confiance à ses amis, vraiment !

Je voulais simplement te féliciter. Oui. Te dire bravo, bravissimo, congrats, you’re the best, blablabla.
Car c’est tout simplement magnifique.
Ta vie, ton oeuvre, tout est là.
Attention, morceaux choisis. 

Premier événement après ta naissance :
1973 : « Obtention du Baccalauréat B le 1er août 1973″.
Chapeau (perso, j’ai eu une mention). 

1974 : « Premier engagement politique au sein du part gaulliste », « Première responsabilité politique », « Première campagne politique ». « Etudes à l’Université Paris X Nanterre. » (perso, j’étais pas dans une fac de gauchistes, hein).
Enfin bon, tant de premières fois en si peu de temps, c’est vraiment impressionnant.

A partir de 1975 débute un formidable album photos de ta vie. En couleurs, en noir et blanc, mon dieu que tu es beau.
1er juin 1975 : » Premier discours politique »
« Etre gaulliste, c’est être révolutionnaire ».
Tremblez, marxistes.

Bon, dans les années 80, il n’a pas l’air de se passer grand chose dans ta vie.
Tes fils naissent, promis à un grand avenir. C’est à peu près tout.

Renaissance le 13 mai 1993 : « Première situation de crise et d’urgence »
« J’ai eu peur. Il fallait faire un choix, nous avons choisi les enfants, et nous n’avons aucun état d’âme. »
Quel héros tu a été lors de cette fameuse prise d’otage qui lança ta carrière ! Malgré mon jeune âge, je m’en souviens comme si c’était hier et j’en tremble encore.  

1996 : Mention spéciale pour cet événement, le 22 juillet : « A Chamonix chez Edouard Balladur en compagnie de Simone Veil et François Léotard », orné de cette photo particulièrement émouvante : 



© Jean-Bernard Vernier/Sygma/Corbis © Corbis. via Facebook

(ça penche un peu, non ?)

1998 : La France championne du monde de foot.
Bon OK, ça je crois qu’on était déjà au courant, merci. 

2000 : un seul événement dans ta vie « Sur les routes du Tour de France ».
Très sympa. 

12 juillet 2001 : « Week-end en famille sur la Côte d’Azur », agrémenté d’une belle photo de toi sur la plage, avec ton fils.
Que c’est mignon d’être un papa aussi attentionné !

Ensuite, à partir de 2002 (nomination comme Ministre de l’Intérieur), c’est un festival.

Des réunions, des uniformes, des serrages de main, des visites d’usines, d’écoles, d’entreprises, et blablabla, ponctués ça et là d’élégants clichés personnels, qui nous rappellent que tu es un homme comme les autres finalement, plein d’humanité et de générosité :
« 14 décembre 2004 : avec mon fils Louis sur les pistes de ski de fond de la station des Cauterets dans les Hautes-Pyrénées » 


©Saura Pascal/ SIPA via Facebook

 

Je passe les années de ton quinquennat, car là, je t’avoue que je n’en peux plus de remonter le temps avec toi, toi, toi, et encore toi. Omniprésident, va ! Ça commence à me faire peur. Tu as fait tellement de choses, avec tellement de courage !
Allez, je te laisse, merci pour cette merveilleuse biographie, tu m’as fait rêver. 

Et surtout, n’oublie pas de m’inviter à ton pot de départ le 6 mai.
Bisous bisous. 

Pour lire mes précédents chroniques politiques, gastronomiques, cinématographiques, que vous retrouverez désormais sur tout-ça c’est par ici !


Post a Comment

*
* (will not be published)