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Edito : L’Exil ici et là bas
L'exil, tel un nouveau départ, allant d'un point A à un point B, géographiquement, psychologiquement, moralement avoir le courage de laisser tout derrière soi. Partir, fait d'un choix ou d'une obligation. Quitter la violence, l'oppression, l'ennui ou bien les trois, à la recherche de stabilité et d'apaisement dans le recommencement et le renoncement. Victor Hugo disait de l'Exil qu'il est une espèce de longue insomnie. Ceux que l'on renvoie n'auront pas eu le temps de fermer les yeux.
Il y a ceux qui arrivent, le regard et les mains grands ouverts, assoiffés de liberté, l'espoir dans le sac à dos, le voyage ne sera pas de tout repos. Il y a ceux qui partent las et en colère de voir leur pays fermer des portes, eux-même enfonçant celles de leur mère patrie à la recherche d'un coin d'herbe plus verte.
Que l'on cherche davantage de liberté ou bien même quelques degrés et rayons de soleil supplémentaires, si l' on se barre d'ici, sera-t-on mieux là-bas ? L'exil, c'est quitter l' inacceptable pour, ailleurs, être accepté. L'exil est un voyage où l'inconnu pèse telle une épée de Damoclès. On sait ce que l'on quitte, on connait la suite...
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Quand la politique internationale rejoint le sport…
Alors que le film Invictus, qui sort cette semaine, retrace le projet politique de réconciliation raciale dans l’Afrique du Sud de Nelson Mandela avec la coupe du monde de Rugby de 1995, et alors que la Coupe d’Afrique des Nations s’est ouverte dans le sang, avec le mitraillage en règle du bus de la délégation togolaise, faisant 3 morts et près d’une dizaine de blessés, l’idée, encore trop répandue, d’une quelconque neutralité du sport est une nouvelle fois battue en brèche. « Trêve olympique », « neutralité politique » ces termes élogieux caractérisent l’idéal sportif. La réalité est en réalité toute autre…
